Bio Christian Fournier © 2018

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Page 41 : Juin 1993 : la ruine ......
Après 13 ans et demi de bonheur aux USA, je retourne en France pour m'engager dans une expédition archéologique sous-marine internationale (On m'a promis "National Geographic" !) qui n'aboutit pas (je découvre après coup que l'organisateur était un escroc, toutes ses expé précédentes et suivantes ont toutes été des fiascos) et me ruine.


Après 6 mois de cauchemar, d'un gouffre financier sans fin, d'investissements ratés, je me retrouve SDF à Paris. Nicole me lâche. Cruise Picture Co Ltd fait faillite. Je suis très mal.
Sans adresse fixe, c'est dur de trouver du travail. Je ne connais personne en France car je n’y avais pas mis le nez depuis si longtemps.
C’est dur de se faire des amis quand on est chômeur, avec 0 Francs sur son compte en banque, pas de logement, pas de voiture, pas de meubles, plus de petite amie. Tout mon vocabulaire photo, informatique, business, plongée, voile, aviation est en anglais et je ne connais même pas les mots en français! Aucune conversation ne passe. Comment faire croire à un employeur potentiel que l'on est en avance en informatique si ne sait même pas comment dire hard drive, disque dur, en français ? Je me sens bien seul et au bout du rouleau.
Sans adresse française précédente et sans cautionnaire,
impossible de louer un appart. Les propriétaires exigent tous vos trois dernières quittances de loyer, d'EDF et autres. Je ne peux monter que des papiers américains, c’est-à-dire chinois pour eux. Voir mon récit complet plus bas.

Remarque : Francis Ronat, le chef plongeur de cette expédition ratée, m'a prêté sa voiture pendant 2 semaines car il y a trouvé un autre job au Vietnam et cela l'arrange que je fasse du car-sitting. J'utilise sa voiture pour aller au phare de l'île de Ré, très haut et sans rambarde.
J'ai eu une vie aventureuse et c'était mon choix. Bien fait pour ma gueule ! J'assume. Si j'avais pu Googleuler (notre qu'il y a gueuler là-dedans) E.... S.... à cette époque ..... A cause du stress, j'ai perdu ma vue d'aigle et n'ai plus les moyens d'acheter des lunettes. Ils y en a qui disent que la médecine est gratuite en France. Pas les opticiens! J'ai aussi l'impression de perdre toute intelligence et n'arrive plus à résoudre une seule équation. J'étais prêt à sauter, mais je me suis au dernier moment dit que Francis aurait du mal à retrouver sa voiture ...

Erick S…… est un imposteur, il n'a jamais, de toute sa longue carrière, trouvé aucun trésor. "Quels trésors avez-vous découvert, M. S……  ? " Et il vous parlera d'aventures et de rêves, des extraordinaires sensations de plonger sur une épave, de réunir des fonds, de monter une expédition, de publier des livres sur les trésors engloutis, et vous en oublierez même votre question : quels trésors avez-vous découverts M. S……  ? Combien d'investisseurs ont revu leur argent ? Combien de gens avez-vous ruiné M. S……  ? Combien de gens allez-vous encore ruiner M. S……  ?"
Tous les gens qui l'ont financé ont toujours été spoliés, sans excuses, recours, aide, ou sympathie.
Erick S…… qui est un beau parleur arrive toujours de nos jours, en 2014, à faire des livres et des émissions de TV en se faisant passer pour un découvreur d'épaves !!! La presse française vous ment !



L'ULM Mignet, l'hydrobalerit.
J'aurais été responsable des prises de vue aériennes grâce à ce super avion stocké sur le pont du bateau.
1 - Petit pied de poche (les pieds servent peu sur un bateau).
2 - Masque de plongée US Diver (le reste de l'équipement plongée est stocké ailleurs).
3 - Moteur MD-20 pour Nikon F4S.
4 - Nikon F4 (encollé de ruban adhésif rouge pour identification) avec Nikkor 20 mm.
5- Spare Air (réserve d'air en cas d'urgence sous l'eau).
6 - Flashmètre III Minolta + viseur 5°.
7 - Boite étanche Nikon contenant un sac noir étanche à la lumière (pour éviter les accidents de chargement).
8 - Nikon F4 avec Nikkor AF-D 28-70 mm f/3,3 - 4,5.
9 - Disque dur externe Power User 210 mega.
10 - Nikkor AF DC 135 mm f/2.
11 - Nikonos V + Flash Nikon SB-102 (sous marin) + Flash Nissin PRO + batterie Quantum 2 + Poignées Nikonos.
12 - Nikon AF-600.
13 - Dos Multi Control Nikon MF-23 pour F4.
14 - Photographe-plongeur-aviateur-infographiste.
15 - Flash Nikon SB-102 (sous marin) + Nikonos V avec Nikkor UW 15 mm f/2,8 et viseur DF-11 et double Bracket pour deux SB 102/4 + double cordon synchro + Flash sous-marin Nikon SB-104.
16 - Objectifs pour Nikonos : lentille du kit macro sous-marin Nikonos + Nikkor UW 15 mm f/2,8 + Viseur DF-11 pour le Nikkor UW 15 mm + Nikkor LW 28 mm f/2,8 (objectif étanche pour utilisation terrestre) + Viseur DF-12 pour les 20 et 28 mm + Nikkor UW28 mm f/2,8 + Nikkor UW,X/35 mm f/3,5.
17 - Petit flash Nikon SB-23.
18 - Nikonos V avec Nikkor UW 35 mm f/3,5 + Nikkor UW 35 mm f/3,5 + Lentille du kit macro sous-marin Nikonos + Nikkor UW 20 mm f/2,8 + Nikkor UW 20 mm f 2.,8 (il faut tout en double pour la stéréo-photogrammétrie) + Viseur Nikon DF-12 pour les 20 et 28 mm.
19- Petite boîte étanche Pelican pour films et accessoires.
20 - Boussole étanche.
21- Valise étanche Pelican 500 (contient ente autres des filtres polarisants, skylight, etc...).
22 - Caisson Ikelite pour boîtier reflex.
23 - Hublot de la cabine.
24 - Nikkor AF 80-200 mm f/2,8.
25 - Apple Power CD (lit les CD audio, CD-ROM et CD Photo, branché sur la IV Hitachi 12, sur le computer 6 et les enceintes Boose 46 et 62).
26 - Imprimante très compacte GCC Writemove II.
27 - Nikon FE noir pour le caisson Ikelite, avec Nikkor 24 mm f/2,8.
28 - Documents.
29 - Magnétoscope/télé Hitachi multistandard (NTSC, Pal, Secam).
30 - Disques CD-ROM avec bases de données (encyclopédies, biologie marine, médecine, etc.) et photos en Kodak Photo CD.
31 - Lampe de plongée.
32 - Vidéos d'instruction (plongée, informatique, photo, vidéo, aviation). 33 - Ordinateur de plongée.
34 - Livres de documentation (plongée, informatique, photo, vidéo, aviation).
35 - Powerbook Mackintosh 180c avec Fax/modem.
36 - Boîte à lumière pour contrôle des diapos.
37 - Nikon AW AF AD (compact étanche).
38 - Alimentation externe Nikon SD-8, testeur de piles et autres outils.


Toute l'histoire des fiascos, établie après coup. De quoi écrire un livre, voir un film à gros budget ...


Erick S…… est un imposteur, il n'a jamais, de toute sa longue carrière, trouvé aucun trésor. "Quels trésors avez-vous découvert, M. S……  ? " Et il vous parlera d'aventures et de rêves, des extraordinaires sensations de plonger sur une épave, de réunir des fonds, de monter une expédition, de publier des livres sur les trésors engloutis, et vous en oublierez même votre question : quels trésors avez-vous découverts M. S……  ? Combien d'investisseurs ont revu leur argent ? Combien de gens avez-vous ruiné M. S……  ? Combien de gens allez-vous encore ruiner M. S……  ?"
Tous les gens qui l'ont financé ont toujours été spoliés, sans excuses, recours, aide, ou sympathie.
Seul le photographe BENI TRUTMAN a réussi à faire condamner Erick S…… par la Cour d'Appel de Paris, 4e chambre, section A, le 15 janvier 1997 à lui payer des dommages et Intérêts pour le vol de ses photos.
La carrière d'Erick S……  : que des désastres. Les pires : 1990 Ile Maurice, 1993-94 : Eurotri, la Mozambique, 1999 : Indonésie. Erick S…… continue pourtant à publier des livres et multiplie les interviews en se faisant passer pour un découvreur de trésors. Il est très bon parleur et sait manipuler les gens. Il publie des livres et participe à des émissions radio et TV en bluffant ses interlocuteurs.
Posez-lui la question : "Quels trésors avez-vous découvert, M. S……  ?

" AGENDA DES ESCROCERIES S……

1980 Haiti, l'ile aux vaches : épave de l'oxford, pas une découverte car maintes fois visitée maintes fois avant lui. Aucun succès sauf une assiette en porcelaine dont il réutilise la photo (sa seule photo de "trésor") depuis 21 ans.

1990 Ile Maurice : fiasco....
Catherine Procodine, tel 02 97 86 82 43. Chargée des relations publiques de l'expédition de Maurice, 6 mois de travail non payés, elle est prête à témoigner des pratiques malhonnêtes de Surplouf. Thierry Le Borgne, de Plongée Espace (tel 01 45 57 01 01, 76 rue Balard 75015 Paris) attend toujours le retour ou payement de 50 000 F de matériel de plongée prêté à Surplouf pour l'expédition Ile Maurice. (voir sa déclaration certifiée)

Béni Trutmann (15 rue Hegesippe Meaureau, Villa des arts, appt 1, 75018 PARIS FRANCE tel 01 42 93 55 61/01 42 55 95 16, fax : 01 42 55 95 16) n'a jamais été payé de son travail commandé par Surplouf. Surplouf lui a volé ses photos dans son studio. Béni a fait un procès, qu'il a gagné en 1997. Béni a dû employer un détective privé pour retrouver la trace de Surplouf, qui se cachait après les horreurs d'Eurotri. (voir sa déclaration)

Dominique Denoix, plongeur engagé par S…… , n'a jamais reçu son salaire.

Le gouvernement Mauricien est prêt à lyncher S…… : ce dernier a importé du matériel de plongé sans en payer les taxes et l'a vendu sur place, en complète illégalité.

1993-94 : EUROTRI, expé ratée pour la Mozambique. Celle où j'ai été ruiné, voir mon récit plus bas
.
"Cette expédition était une arnaque", comme l'a déclaré le financier principal, Philippe Naveau, qui y a perdu toute sa fortune et est mort dans la misère. Surplouf savait dès le départ que cette expé ne partirait jamais (dixit Philippe Naveau) mais il a saisi l'occasion de récupérer gros salaire et autres avantages financiers (commission sur achat de
matériel très sophistiqué). Philippe Naveau et son amie Danielle Juncqua ont perdu 10 000 000 F (Bateau, salaires, caisson de décompression, travaux du chantier naval, frais portuaires, matériel de détection de masses magnétiques, etc...). Christian Fournier (tel 01 43 31 73 14, voir sa déclaration) a tout perdu. Il peut témoigner du pillage d'Eurotri par Thierry P..... et les menaces de mort qu'il a proférées à son égard. Adresse de l'époque : Philippe Naveau/Danielle Juncqua : 1 rue du Mont D'Urville 75016 PARIS tel 01 47 23 50 06 / 01 47 23 50 30 fax 01 47 20 51 95 Autre adresse : 6 rue d'artois, 75008 Paris 01 42 56 14 17

LA DRASM, Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marine, (ref Michel L'Hour et Luc Long, tel 04 91 14 28 00, quai Tourette à Fort St Jean à Marseille 13002, l'a depuis longtemps exclu de la profession)

LA COMEX, son Président Henri Delauze ......30 BD DES OCEANS 13009 MARSEILLE, tel 91 23 50 00 bureau, tel 91 23 50 21 , DELAUZE Henri 2 quai Rive Gauche 13001 MARSEILLE, tel : 04 91 23 50 00 bureau / 04 91 33 89 31 domicile

1998 : LE DOSSIER INDE
La légalité n'est pas le fort de Thierry P..... et un an et demi de prison l'ont peut-être calmé. Quand on a l'intention de faire du pillage d'épaves et qu'on déclare au gouvernement Indien qu'on fait de l'aquaculture, on doit s'attendre à des problèmes. Voir les nombreux dossiers de presse.

1999 : INDONESIE

Réplique exacte d'Eurotri, avec Antonia Goodland comme victime, Tel 04 93 43 67 97, La croix du sud, 114 La Croisette, 06400 Cannes, France. Voir son témoignage. Le gouvernement Indonésien est lui aussi prêt à lyncher S…… car il a publié sur son site web une photo volée de porcelaine sur une épave auquelle il n'a aucun droit.
Voir son récit plus bas.

1999 : PASCAL KAINIG de Ocean Research Ltd, 251 rue du Fbg St Antoine, 75011 Paris tel 01 43 56 61 29, fax 01 43 56 61 29, a été lui aussi abusé par Thierry P..... et Erik S…… , qui lui ont ruiné son projet Belitung et utilisé illégalement ses 10 ans de recherches (voir sa déclaration)

Le tandem S…… -P..... est une association d'incapables et de malfaiteurs (punissable par la loi, en France).


H20 CONCEPT EQUIPEMENTS SOUS-MARINS Plongée, Chasse, Photo, Vidéo, Compresseur…
Plongéespace ÉQUIPEMENTS SOUS-MARINS ESPACE MULTI-SERVICES Locations, Réparations, Enseignement Messieurs, Sollicité pour rapporter des événements, déjà anciens, de la vie de notre société, je peux toutefois précisément relater quelques faits exacts ci-après. En 1990, Monsieur S…… , représentant la structure Exploration Services, m'a sollicité dans le cadre du montage d'une expédition de fouilles et recherches d'objets sur une épave de la côte Mauricienne. Nous avions pris accord pour un partenariat tel que décrit ci-après : La société H20 CONCEPT fournissait, contre paiement dans des conditions réellement privilégiées de tarif, les équipements spécifiques sous-marins nécessaires. Ceci a environ 20 à 35 % en dessous des prix habituels de fourniture, soit avec une marge basse symbolique de 10 % environ. - La société H20 CONCEPT fournissait (profitant seulement d'un différé de règlement du fournisseur Scubapro), cinq équipements complets de plongée - bouteilles, gilets d'équilibrage, détendeurs, manomètres, palmes masques, tubas, etc.… , (soit un montant approximatif de 25.000 F HT), en prêt pour six mois. -
EXPLORATION SERVICE, sous la signature de Monsieur S…… , s'engageait à promouvoir les images de Scubapro et Plongespace, par photos, légendes, rédactionnels… Le matériel en prêt n'a jamais été restitué, des matériels spécifiques invendables, de type pièces détachées commandées oralement, n'ont jamais été enlevés, et un solde de compte débiteur de cinq mille francs n'a jamais été réglé. Plongespace n'est, de plus, jamais apparu tel que cela devait être. II me semble souhaitable que de telles pratiques ne puissent plus exister et que la vérité soit établie sur ce qui semble de plus, par de nombreux dires, être des pratiques habituelles de Monsieur S…… . Fait à Paris, le 7 février 1994 Certifié sincère et véritable. J'atteste sur l'honneur les faits relatés ci-dessus. Je consens à ce que la présente attestation soit produite en justice dans le procès opposant M. Béni Trutmann à M. Erik S…… . Je déclare expressément savoir que la présente attestation, si elle se révèle fausse, m'exposerait aux peines prévues par le code pénal qui réprime le faux témoignage en matière civile. Thierry LE BORGNE Président Directeur Général "Plongespace" 80 rue Balard 75015 PARIS Téléphone : (1) 45 57 60 11- Télécopie : (1) 45 57 27 47


BENI TRUTMANN
Le 12 avril 1990, Béni Trutman a été engagé par Erik S…… pour réaliser un reportage photo sur son expédition archéologique à l'Ile Maurice. Béni Trutman n'a jamais perçu les honoraires qui devaient lui revenir, les photographies qu'il a réalisées ont été l'objet de multiples parutions à son insu ("Mensuel", "Ca m'intéresse", "Subaqua", Arthaud - Flamarion : "La mer en Héritage") sans qu'il n'ait touché le moindre droit d'auteur et Erik S…… s'est attribué la paternité desdites photographies dans ces parutions après avoir subtilisé le 17 mars 1991 les 440 meilleures photographies sélectionnées par l'auteur au domicile de celui-ci et en son absence. Béni Trutman a assigné Erik S…… devant le tribunal de Grande Instance de Paris (3e chambre, 2e section). Erik S…… a été condamné le 6 septembre 1994 à payer à Béni Trutman des dommages et intérêts du fait de l'inexécution du contrat, pour atteinte à son droit patrimonial et à son droit moral. Erik S…… a fait appel le 25 novembre 1994 et a été de nouveau condamné par la cour d'appel de Paris, 4e chambre, section A, le 15 Janvier 1997 à payer à Béni Trutman 80 000 F. S…… avait entre temps, et après la débâcle de son expédition archéologique Eurotri-Mozambique, disparu sans laisser de traces. Béni Trutman a du employer les services d'un détective privé pour retrouver Erik S…… et permettre aux huissiers de justice le recouvrement de son dû. Béni Trutman :15 rue Hegesippe Meaureau, Villa des arts, appt 1, 75018 PARIS FRANCE tel 01 42 93 55 61/01 42 55 95 16, fax : 01 42 55 95 16 ---

CHRISTIAN FOURNIER

14 square de Port Royal, 75013 PARIS Tel : 01 43 31 73 14 Fax : obsolete Tel portable 06 60 94 33 80 Email : paris75@prisedevue.com Site WEB : http://prisedevue.com Siret : 41139772200017, Intracom : FR01411397722, Agessa : 038756 1993-1994

Depuis 13 ans, j’étais photographe pigiste aux USA. C’est un métier passionnant, mais très difficile : "beaucoup d’appelés, peu d’élus". Je passais un temps et un argent énorme à démarcher. Les boulots tombaient 3 mois plus tard, les publications 3 mois encore plus tard, le salaire et le recouvrement de mes frais engagés 3 mois encore plus tard.

Mais grâce à mon talent, ma ténacité, mon professionnalisme (école prestigieuse de deux ans en Angleterre, stages avec les plus grands maîtres) et mon éclectisme (photo de plongée, aviation, mode, pub, glaciers, labo, informatique, etc.) et 13 ans de bonnes relations avec mes clients et confrères,
j’avais fini par me faire connaître aux USA et vivais très agréablement. Une agence photo anglaise me donnait beaucoup de travail dans les milieux maritimes. J’avais acheté deux ans auparavant (80 % cash, 20 % crédit) une grande propriété au Canada, près de Vancouver et dépensé beaucoup d’argent pour la transformer en business photo promu à un grand avenir : The Studio In The Woods, à Maple Ridge. Je dois payer les traites mensuelles. Ma petite amie n’apprécie déjà pas trop mes petits déplacements fréquents. En Février 1993, je reçois un fax de E.... S…… , managing director d’Eurotri, toute nouvelle société de recherche archéologique sous-marine (la 3e ou 4e qu'il a créée et mise en faillite, ce que j'ignorais alors), me déclarant qu’il venait de signer un contrat avec le gouvernement de la Mozambique et comme convenu depuis 1986 (époque où il n'avait contacté pour vendre mes photos sous-marines et nous nous étions rencontrés lors d'un de mes passages à Paris), je serai employé comme photographe de l’expédition, pour plusieurs années, au moins trois. E.... S…… est très enthousiaste et l’affaire est conclue, nombreux fax échangés entre moi-même et T****** P*****, le chef archéologue de l’équipe et bras droit de E.... S…… et " opérations manager " d’Eurotri. Mon emploi est assuré, verbalement et par fax, avec toutes les modalités, mais pas de contrat signé officiellement, déposé chez avocat (grosse erreur de ma part…., mais quand on est jeune et enthousiaste….) J'arrête donc mes démarches de pigiste.

En Juin 93, alors que je travaille aux Bermudes, grâce à l’agence anglaise, j’ai confirmation par E.... S…… et T****** P***** que l’expédition est sur pied et mes services requis
. J'abrège mon boulot aux Bermudes. L’agence anglaise ne me le pardonnera jamais, 13 ans de bonnes relations brisées, mais je préfère l’expédition archéologique de E.... S…… , car emploi passionnant, grande expédition, publications, etc.. Si on découvre une ou plusieurs épaves, je suis le photographe officiel de l’expédition, à moi " National Geographic " et autre gloire. E... S…… et T****** P***** me répètent constamment que, même si on ne découvre rien de valeur, il y a assez d’argent pour continuer les recherches avec le bateau pendant 3 ans. Je serai le pilote et le responsable de l’ULM de reconnaissance aérienne, le photographe terrestre, sous-marin et aérien, le responsable du labo photo du bord, en charge de l’envoi informatique des données et photos du bateau à Paris, plongeur et l’interprète Anglais/Français. Les détails relatifs à mon emploi et retour en France sont échangés par fax entre T****** P***** et moi-même.
J’effectue à grands frais (à mes frais) et dans l'urgence, un stage au Texas pour la photogrammétrie sous-marine en stéréo, afin de connaître les dernières techniques de cartographie sous-marines. Je donne aux confrères mes boulots décrochés pour les six mois à venir. Je vends à bas prix, car en trop peu de temps (un mois et demi à Los Angeles entre les Bermudes et La France, en passant par le Texas et San Diego), une grosse partie de mes outils de travail terrestres (système flash studio Balcar, système Hasselblad, etc.), ma voiture, mes meubles, ma super chaîne hi-fi, télévision et magnétoscope, une partie de mon système informatique Macintosh, ainsi que tout ce qui est trop lourd ou ne fonctionne que sur le 110 Volt/60 Hz des USA. Jusqu’aux fourchettes, serviettes, enveloppes, etc., car trop cher à transporter. Je réinvestis toute cette "fortune bradée" en matériel photo professionnel sous-marin (la stéréogrammètrie requiert des systèmes photo sous-marins complets et comme ces appareils très chers cassent rapidement en usage intensif, il faut au minimum 3 systèmes), en équipement de plongée très performant, en matériel informatique. Le tout au prix fort, car pas le temps de discuter.

Je dépense sans hésiter car E.... S…… et T****** P***** m’ont déclaré clairement que je serai payé à partir du 1er Novembre, même si le départ de l’expédition devait être retardé.
J’ai pris mes renseignements d’après d’autres sources aussi et ai confirmation que le bateau de 46 m a été acheté par Eurotri pour 3 500 000 F, et que le contrat avec la Mozambique existe bien. Je me sens donc en sécurité et suis heureux de joindre cette expédition, sans un sou de côté, mais capable d’assurer décemment ma profession pendant trois ans, avec assez de matériel pour mener à bien toutes mes photos, en dépit de l’isolement que notre bateau subirait car impossible d’être à quai dans le pays le plus pauvre du monde avec des trésors à bord. J'organise le transport par air de mes 12 caisses d’équipement ($3750), proprement assuré. Je quitte mon appartement, trouve et forme, tant bien que mal, une personne pour s’occuper des ventes en cours de mes photos aux magazines du monde entier, ce que je ne pourrai pas faire durant cette expédition. Je m’occupe aussi de l’ULM : je suis pilote d’avion de tourisme, pas d’ULM. J’achète donc des vidéos sur ce sujet, un programme informatique pour les atterrissages et effectue un petit stage ULM ($2000) à San Diego. Je fais aussi un stage de survie en plongée (Padi Rescue Course) à Los Angeles ($500), histoire d’être très utile à bord. Je suis un individu très actif et consciencieux. Je suis aussi très motivé par cette expédition car elle correspond parfaitement à ce que j’aime et à mes capacités. On m’assure aussi que j’aurai ma propre cabine avec air conditionné. Je suis donc heureux et n’ai pas d’arrière pensées pour le "bradage" de mes possessions et boulots futures et le payement de mes traites canadiennes. Le tout en temps record : un mois et demi.

E.... S…… et T****** P***** me pressent pour assister à des réunions qui, je l'apprends après coup, n’ont pas toujours lieu, et le bateau Eurotri part de La Rochelle dans un mois. Je prends l’avion le 10 Oct. 93 de Los Angeles à Paris et de Paris à La Rochelle.
Arrivé sur Eurotri I, je rencontre les autres membres de l’équipe, des spécialistes en archéologie, plongée, navigation, sécurité, etc. J’investis pour aménager le labo photo et ma cabine et les rendre opérationnelles. Je dois louer une voiture pour aller aux cours de mise en main de l’ULM chez Mignet, à 100 km de La Rochelle, je dépense beaucoup d’argent en films et développements pour le dossier de la Mozambique. Le tout à mes frais, sur le peu de fonds qui me reste.
Arrive la catastrophe : l’expédition est menacée : une semaine : on part ; la semaine suivante : on ne part plus. Ceci pendant 4 mois. ENFER. ENFER. ENFER. Le contrat avec la Mozambique est signé par le ministre de la culture (qui, au Mozambique, pays le plus pauvre du monde, n’est rien) et sans l’accord du premier ministre ou du président. Et il n’y a pas de plan rechange. Une compagnie anglaise a fait une meilleure offre au gouvernement africain. Les financiers coupent tout apport d'argent. La vie à bord devient une survie. Impossible de retourner d’où je viens tout de suite, car l’expédition peut partir du jour au lendemain. Mais cela s’éternise. Ma petite amie me lâche, mes copains américains effectuent mes boulots. Je m’épuise en attente. Les expéditions de ce genre sont souvent aventureuses. Nous en sommes tous conscients. Les accidents arrivent.

MAIS….. Philippe Naveau, le financier d’Eurotri, qui a tout perdu, lui aussi, a fait u
ne enquête approfondie sur la cause de cette faillite, et m'a déclaré le 20 Jan 94 (conversation que j'ai pris soin d'enregistrer) : -" E.... S…… savait que le contrat Mozambique - Eurotri était annulé depuis le 13 Mars 93". Il a cependant mis des annonces, recruté une équipe (dont moi en sept 93), sans aucun contrat écrit, et a su convaincre le financier d’investir 90 millions dans son projet, pour en récupérer de très gros salaires, tous ses frais grands luxes et les commissions énormes sur les achats d'équipements. S…… , beau parleur, incompétent à mener une quelconque opération archéologique, avide et sans scrupule, a toujours raté tous ses projets et laissé une traînée de victimes derrière lui (voir plus bas). S…… m’a demandé de venir travailler pour Eurotri, de Californie à La Rochelle. Il était pleinement conscient du chamboulement que cela allait créer dans ma vie, mais vu la poursuite judiciaire entamée par son photographe précédent, Béni Trutmann, il avait sans doute du mal à trouver des photographes en France. Il savait que j’étais gentil et confiant et loin des rumeurs de la France.

Parmi les autres membres de l’expédition, beaucoup avaient abandonné leur travail stable, fait de gros préparatifs, etc. Chacun, sauf moi, est donc rentré dans ses foyers, la queue basse. T****** P***** déclare qu’il n’était pas au courant de l’annulation du contrat quand il me faxait les détails et les dates de mon emploi avec Eurotri, quand j’étais aux USA.
Ma situation devient tout à coup dramatique : je n’ai pas de ressource, pas d’emploi, pas de logement, pas de voiture, pas de meubles et ne connais personne en France. Je dois aussi toujours payer mes traites de ma propriété Canadienne, mon assurance sur mon matériel photo, mon assurance médicale, mes cotisations de cartes bancaires, ma boîte postale de Los Angeles où arrive tout mon courrier business, la personne qui s’occupe de mes photos en Californie, etc.

Je n’ai plus assez d’argent pour retourner aux USA, encore moins pour y racheter de quoi vivre : voiture (indispensable en USA), téléphone, location et caution appartement, rachat matos photos terrestre, frais de photos, et de quoi "tenir" pendant 1 an, jusqu’à ce que mes premiers paiements arrivent. Ma carrière de grand photographe est brisée. Je dois vendre mon studio photo de Vancouver. Mais comme je n'ai pas de passeport canadien et que j'ai acheté cette propriété depuis moins des trois ans, je dois payer de la TVA et après la vente, j'ai encore des dettes ! Je souffre énormément de l’abandon de ma petite amie. En France, je ne peux même pas louer un appartement car on me demande les trois dernières fiches de salaire et de logement, et des cautions inabordables.

Je n’ai pas droit au chômage ou ASSEDIC, mon matériel photo sous-marin très spécialisé sera très long et difficile à revendre, je ne connais personne. Les emplois en photographie se font de bouche à oreille, entre gens qui se connaissent.
En plus il faut résider à Paris pour ces boulots, et il faut des fonds pour y vivre. J’ai dépensé des fortunes en tirages couleur pour envoyer des dossiers à Petron, Cousteau, Rives, etc. j’ai contacté en vain Apnéa, Océans, Le Monde de la Mer, etc., Me reste La Rochelle : j’ai déjà essayé beaucoup de possibilités : photo, informatique, mathématiques, anglais, tourisme, commerce, aviation, plongée : il y a très peu d’offres d’emploi.

Mon âge : 40 ans est un obstacle pour beaucoup d’employeurs, je ne comprends pas pourquoi, les formations continues me sont refusées. Mon vocabulaire photo, informatique, plongée est surtout anglais et les Français ne comprennent pas que je ne connaisse pas les mots français.
Je suis donc passé en trois mois, de l’état de photographe "éditorial free lance" vivant confortablement en Californie, dans un bon environnement professionnel et social (appart, voiture, boulots, amies, amis, les boulots qui tombaient régulièrement), à l’état de SDF, chômeur, seul et sans ressource, avec des difficultés de langue, dans mon pays natal. Je dois vendre, en plus, à très grosse perte, juste pour rembourser le crédit et la partie de mon ex copine, ma propriété de Vancouver. Le tout par fax, à 10 000 km de là. Je perds tout. Le moral est bas. J’ai écrit à E.... S…… pour voir s’il pourrait me dépanner temporairement en me prêtant son appartement à Paris. Sa réaction fut très révélatrice : je le cite : - "Monsieur Fournier, vos problèmes financiers sont ridicules par rapport aux miens". ???????
On en reparlera quand il sera, lui aussi, SDF.
S…… a bien préparé son affaire : toute l'équipe, trop enthousiasme, a été engagée sur fax sans valeur juridique et toute sa fortune est au nom de sa femme : il n'est pas solvable.
Les avocats nous déclarent que cela coûterait cher et que la situation est perdue d'avance.
Bon, il semble que ma grande carrière de photographe/journaliste/plongeur, jusque là bien lancée, se termine par une belle plongée à La Rochelle. Il ne me reste pas beaucoup de solutions. Peut-être offrir mes mémoires à la presse ?
Je n’ai même plus de quoi acheter un billet d’avion pour retourner où je me sens bien, les USA. Je flippe. Tout s’est écroulé car je fus trop confiant, sans doute non habitué aux façons françaises, où l’on se lance à corps perdu dans des opérations aux fondations trop légères et sans assumer après l’échec, en traitant ses employés comme des pions. Ma situation n’est pas brillante. J’essaie de trouver des solutions. Je n’en trouve pas.
Erik S…… , qui habite une très luxueuse maison à La Réunion, et ne s’intéresse absolument pas au sort de ses membres d’équipage, ne pourra pas acheter la nouvelle maison, encore plus luxueuse, qu’il convoitait.
La vie est des fois très dure. Il vient de vendre son agence d’illustration "S…… Productions" (bien sûr au nom de sa femme), à Paris. J’espère qu’il va en tirer un bon prix, car c’est un bon business sympa qui a l’air de bien marcher. J’espère qu’il ne sera jamais obligé de vendre son appartement à Paris, car il doit lui être très utile quand il y va chaque année.
Je sais maintenant les difficultés qu’il y a à trouver un logement dans notre capitale. Heureusement, Philippe Naveau me permet de rester sur le navire.
Philippe Naveau a aussi perdu toute sa fortune dans cette affaire.
Je fais le gardiennage. La vie n’est pas très gaie, dans le port industriel de La Pallice, désert, froid et lugubre. Il n’arrête pas de pleuvoir. C’est à se flinguer cet endroit !
Je ne connais personne en France car je n’y avais pas mis le nez depuis si longtemps.
C’est dur de se faire des amis quand on est chômeur, avec zéro Francs sur son compte en banque, pas de logement, pas de voiture, pas de meubles, pas de petite amie. Je me sens bien seul et au bout du rouleau.
Philippe Naveau doit avoir de graves problèmes financiers, car il n’a pas pu tenir ses promesses. Il a été ruiné aussi. Son frère m'a téléphoné en 2012 pour me dire qu'il venait de mourir dans la misère.
Bravo E S......? Naveau était son ami d'enfance et lui a prêté toute fortune. J'ai perdu Nicole. Merci E S .....

L’agence maritime parle de coupure d’électricité et de téléphone et de saisie du bateau. J’espère qu’ils nous préviendront à temps pour que je puisse mettre ailleurs (où ?) mon matériel. Et où irais-je ? J’ai passé ces deux derniers mois à envoyer des dossiers pour trouver du travail, en mettant le fax du bateau pour réponse. La ligne du fax a été annulée, sans préavis. Mon moral a encore baissé. Voir mon poème "les poireaux ravagés". Puis je perds ma carte verte car pas d'entrée aux USA depuis 6 mois. En plus la compagnie Cruiseship Pictures fait faillite, à cause dune dispute entre les deux fondateurs...
Et en 1999 S…… recommence ! Il crée une nouvelle structure "Goupe S…… " avec compte au British Virgin Island et fait d'autres victimes. Il soutire 2 200 000 F à Antonia Goodland (voir son témoignage poignant, elle est ruinée), et n'a jamais fait un seul geste pour m'aider, ni moi ni les autres, ou offrir du travail sur sa nouvelle expédition. Pourquoi n'avoir toujours pas, par exemple, repayé le vol manifeste de matériel de Plongée Espace (voir l'attestation) ?

Je ne peux oublier mes mois SDF à Paris, suivi de quatre ans de vache enragé, car sans clients et sans matos c'est très dur. Ma santé et mon moral ont été détruits.




Pascal Kainig de Oean Research Ltd
, 251 rue du Fbg St Antoine, 75011 Paris tel 01 43 56 61 29, fax 01 43 56 61 29, connaît S…… depuis 15 ans. Il a amené Thierry P..... et Florent Rodrigez en Indonésie en 98, sur les conseils de S…… , à Belitung, détroit de Gaspar, comme renfort sur son opération. Pascal a fait signer à P..... un contrat, en bonne et due forme, avec clause de confidentialité pour travailler sur son épave. P..... a empoché salaire et billets d'avion et a écrit des rapports détaillés, en tant qu'employé de Pascal sur les infos confidentielles fournies par Pascal. P..... a rapidement dévoilé ces infos à des concurrents Allemands qui, eux, munis de plus grosses finances, ont réussi l'exploitation de l'épave P...... Pascal a fait appel à Sourcouf et Christian Dupuis, assureur, pour essayer de mettre en place un contrat pour exploiter d'autres épaves grâce aux documents de Pascal. L'offre de S…… était tellement une escroquerie que Pacsal a volontairement quitté toute l'affaire. S…… a utilisé tous les contacts venus de Pascal pour sa nouvelle opération en Indonésie. Pascal Kainig déclare qu'il aurait pu faire beaucoup plus que S…… avec seulement 200 000 F, S…… a utilisé 2 200 000 F Michel Tabourel, français à Djakarta, s'est associé à S…… . Sa société : Marindo Surya Perkasa. Maril, société aux BVI. S…… n'a jamais payé d'impôts sur ses salaires ??? ON PEUT LE DENONCER AUX IMPOTS SUR CE POINT. Jean Louis Pereyre, archéologue, à l'époque d'Eurotri, a d'autres coordonnées de Philippe Naveau : Philippe Naveau/Danielle Juncqua : 6 rue d'artois, 75008 Paris 01 42 56 14 17 Béni a encore vu en 1999 une de ses photos volées par S…… LA DRASM, Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marine, (ref Michel L'Hour et Luc Long, tel 04 91 14 28 00, quai Tourette à Fort St Jean à Marseille 13002, l'a depuis longtemps exclus de la profession) Albert Mata, chercheur de trésors terrestres, éditeur de magazines sur les trésors, a fait une opération en Polynésie avec S…… et S…… lui doit toujours de l'argent, environ 2 ans après, mais il préfère s'écraser.


Antonia Goodland tel 04 93 43 67 97 fax 04 93 43 67 97 La croix du sud, 114 La Croisette 06400 Cannes France
Un Procès-Verbal a été déposé le 16 janv 2001, à La Direction Générale de la Police Nationale, Unité d'Investigations et de Recherches, par Jean François Aguilar, Capitaine de Police en fonction aux Délégations Judiciaires en résidence à Cannes.
Affaire IP Grasse N° 18438/00 du 27/11/00 Objet : Audition Plainte de mme Goodland Patricia Toni Scott. Je vis en France, à Cannes. J'ai été contactée par Erik S…… en Septembre 1998 pour investir dans une opération d'exploitation d'épave. Lui-même et une autre personne, Christian Dupuy, vendeur d'assurance à Cannes, avaient un projet de recherche pour le vaisseau 'Soleil d'Orient' de la French East India Company qui a coulé près des côtes du sud-est de Madagascar en 1681.
Erik S…… était impressionnant, enthousiaste, dynamique, bien habillé, apparemment bien éduqué et il s'appuyait sur le nom de son célèbre ancêtre, Robert S…… . Dupuy est un vendeur d'assurance pur et dur, connaissant toutes les ficelles de la vente, charmant. Difficile de lui résister. Ils m'ont montré leur brochure, belle et bien faite, en Français et en Anglais, et aussi un dossier très impressionnant de 105 pages sur leur entreprise. Erik S…… m'a donné une copie dédicacée d'un livre écrit par lui. J'ai été séduite et ai accepté d'investir dans la 'phase de recherche' du projet Madagascar. Ils m'ont demandé 390 000 F, ce qui ne semblait pas énorme pour une aventure aussi passionnante. S…… et Dupuy m'ont dit me que je serais un 'PARTENAIRE ÉGAL' dans l'affaire et comme j'avais un passé dans la publicité et les relations publiques, parlant raisonnablement bien le français et l'anglais, et connaissant un peu l'informatique, je serai officiellement l'attachée de presse et le traducteur du groupe.
Environ un mois plus tard, Thierry P....., un associé de S…… , revient d'un projet plongée en Indonésie et déclare que ce pays est PLEIN d'épaves et qu'il en avait vu personnellement beaucoup en y plongeant. Le projet Madagascar a donc été reporté et l'Indonésie devint prioritaire car considéré comme facile avec succès garanti ! Ils ont estimé ce projet à 917 000 F. - "Antonia, nous suivez-vous dans cette affaire ?" Cela, je dois l'admettre, m'a rendue plutôt nerveuse car je ne vivais que grâce à mes économies et cela en représentait presque la moitié ! Je suis une femme de 60 ans, retraitée et vivant seule. J'ai cru avoir trouvé quelque chose de réellement merveilleux pour m'occuper et me redonner intérêt à la vie. Thierry P..... paraissait très calme et très professionnel et, une fois de plus, j'ai faibli et ai fait le chèque de 917 000 F plus un autre chèque de 50 000 F comme caution remboursable du Gouvernement Indonésien. Une autre réunion a été faite pour discuter la création d'un site Internet pour le groupe S…… . J'étais absolument contre ce site, mais minoritaire au vote qui s'ensuivit j'ai du faire un autre chèque pour 10 000 F de site Internet.
S…… , P..... et Dupuy se sont payés alors eux-mêmes d'énormes salaires, et moi ? RIEN ! Ils ont alors créé une entreprise dans les Îles Vierges Britanniques, avec 50 000 actions dont aucune pour moi ! Ce n'est pas ma description d'un "PARTENAIRE ÉGAL" ! Puis le silence ! Ils ne me téléphonaient jamais, ni me consultaient. Ils faisaient des budgets, ils défaisaient des budgets. Cela commençait à devenir un cauchemar ! Ils ont embauché deux plongeurs et partirent pour l'Indonésie. Ils ont acheté un hors bord et tout le matériel de plongée et ont loué une grande maison sur la plage de l'île de Bintan. Ils ont commencé à la rénover et à construire une jetée pour le bateau ! Ils ont embauché du personnel Indonésien. Puis ils se sont heurtés à des problèmes à Bintan. Ils ont dit que c'était la Mafia chinoise et ont couru se réfugier à Singapour, laissant équipement et bateau à Bintan, ne prenant que les GPS et une ou deux autres choses faciles à porter à Singapour. Ici l'histoire devient longue et compliquée. En bref, ils ont fini par retourner à Jakarta et après un ballet incroyable et extrêmement coûteux de mouvements d'équipes, de bateaux et d'équipements, ils ont finalement tout caché à Jakarta. Ils ont abandonné la maison de Bintan après avoir payé six mois de location à l'avance et renvoyé tout le personnel local.
Entre-temps S…… , P..... et les deux autres plongeurs vivaient dans un hôtel quatre étoiles l’Ibis Slipi à Jakarta. Puis ils ont déménagé dans une île de l'archipel "Thousand Island", au nord de Jakarta où ils ont établi leur base.
Le fils de S…… , âgé de 13 ans, est venu en visite depuis la France, pour une semaine. Même chose pour la petite amie de Sumatra que S…… avait rencontrée à l'hôtel Ibis Slipi. Nous en étions maintenant à la sixième semaine de l'opération et personne n'avait encore mouillé sa combinaison de plongée ! Plusieurs plongées ont eu lieu dans la 7e semaine. La semaine 8 prévoyait la fin officielle de la phase 'recherche' et techniquement la fin de ma participation contractuelle. Les deux plongeurs qui avaient été employés par S…… sur recommandation de P..... sont retournés en France fin Avril car dégoûtés des agissements de ces derniers. Ils ont embarqué avec eux une partie de l'équipement de plongée, y compris la caméra sous-marine, parce qu'ils n'avaient pas été payés par S…… ! Il n'y avait plus d'argent ! En huit semaines S…… et Dupuy ont grillé 1 400 000 F, qui incluaient le budget pour Madagascar et n'avaient à monter que le vieux hors bord, un peu d'équipement de plongée et une société vide, aux îles Vierges Britanniques, dont S…… et Dupuy étaient les actionnaires. On m'a déclaré que l'opération était finie. Pas d'excuses, pas de merci. - "Antonia, nous n'avons pas eu de chance, mais j'espère que nous pouvons rester amis ! " En fait, ils m'ont fait culpabiliser de ne pas, (en fait je ne POUVAIS PAS) continuer à donner davantage de soutien financier. Pour moi, c'était fini. J'ai beaucoup souffert. Et j'étais ruiné. S…… et P..... sont restés seuls en Indonésie et j'ai appris que S…… a dû utiliser son propre argent (150 000 F). À la dernière minute, ils ont trouvé une épave ! (ou, plutôt : S…… n'a pas trouvé d'épave - il était en France à ce moment-là - des pêcheurs du coin l'ont trouvé !)
Mais S…… n'avait plus d'argent, il disait qu'il était ruiné. Ils m'ont donc appelé à nouveau. Vous devez nous aider ! Nous avons enfin trouvé une épave. Il y a plus aucun risque financier et tout ne va être parfait ! Nous avons juste besoin d'argent pour exploiter l'épave. S…… et Dupuy m'ont dit que si je revenais dans l'opération je serais considéré comme un partenaire dans le 'Groupe S…… '. J'ai vu cela comme ma dernière chance de récupérer mes pertes. J'avais tellement perdu que je pensais que je devais prendre cette décision.
J'ai donc versé 500 000 F de plus, puis encore 120000 F. Pour réunir cet argent, j'ai vendu mon or sur un marché très défavorable. Cependant ce n'était pas assez - ils avaient déjà amassé des dettes énormes en Indonésie. Mon argent a été englouti à payer des dettes passées. Ils ont été forcés de quitter l'Indonésie trois semaines plus tard, abandonnant le bateau et l'équipement et sans payer les plongeurs Indonésiens ou leur facture d'hôtel. Je suis donc parti pour Jakarta, afin de sauver ce que je pourrais. J'ai payé les plongeurs Indonésiens et les factures d'hôtel de P..... et S…… et mis en lieu sûr le bateau et l'équipement de plongée. Cela m'a coûté 160 000 F.
Et maintenant je suis ruiné, il reste à peu près 30 000 F entre moi et le reste de ma vie. Je pense que je vais être obligé de vendre mon logement et mes bijoux. Et alors ? Ce n'est pas drôle à mon âge ! Septembre 1998 chèque 390 000 F Octobre 1998 chèque 917 000 F Octobre 1998 chèque 50 000 F Décembre 1998 chèque (site Internet) 10 000 F 11 Juin 1999 transfert de banque 62 000 F 22 Juin 1999 transfert de banque 500 000 F 19 Juillet 1999 transfert de banque 120 000 F Août 1999 divers de frais 160 000 F 2 209 000 F TOTAL Dans ce total je n'ai pas inclus les frais d'avion, d'hôtel et de téléphone, que j'ai dépensé durant ma participation avec S…… , plus ceux d'imprimerie, encres et papier et plusieurs semaines de travail de traduction du dossier de 105 pages. L'affront final vint du compte rendu de S…… pour le mois de Juin.
Il y avait une double entrée pour des frais exorbitants de banque et d'autres frais dont j'ai demandé la justification. S…… n'a pas répondu à mes nombreuses requêtes pour la justification de ces sommes douteuses, qui sont comme suit. 1) Avance S…… et P..... : total 42 000 F 2) L'équipement de plongée 17 000 F 3) Frais de banque 16 000 F 4) Surplus de Salaire P..... 6 000 F 5) I.C.D. Indonésie 32 000 F 6) I.C.D. Indonésie 15 475 F Le total non justifié est de 129 093 F, ce qui approche des 150 000 F que S…… déclare avoir dépensés de son argent propre dans le projet.
Il essaye de mettre sa dépense à mes frais ? Il y a beaucoup, beaucoup d'autres aspects à ce déguisement d'expédition, trop pour les faire tous figurer ici. Quand je suis revenu de Cannes le 10 Août 99, j'ai trouvé une "Sommation de faire" par un avocat engagé par S…… .
Je n'ai aucune idée ce que ce n'est ou ce qu'il signifie. Je peux seulement penser que S…… essaie de me poursuivre en justice parce que je n'avais plus d'argent pour continuer à financer son opération.
Mon espoir sincère est que cet homme soit arrêté. S…… est impitoyable, et est prêt à toute escroquerie pour poursuivre ses fins ambitieuses.
Antonia Goodland-Clark. donner ce dossier à Kantor Menko Polkam untuk Gend Moch Gassyin Aman, Merdeka Barat n°15, Jakarta 10110, tel 3458871-386 0421, Indonesia

Coté poumons, tout va bien!



Le 21-02-2011, Pascal GUIRAUD : Quelle histoire
Hello Christian, Je viens de lire sur ton site le récit poignant de ton histoire longue mais envoûtante de M. Erik S****** Incroyable, tu m'en avais déjà parlé mais à la lecture de ton texte, j'en ai les jambes coupées. A défaut de photographe, tu aurais pu devenir écrivain car ton histoire, hélas vraie, se dévore. Tu reviens de loin quand même... Maintenant c'est du passé et tu as bien rebondi. Amicalement. A+ Pascal


Fini donc l'aviation, les glaciers, la voile, l'équitation, le Studio in the Woods, la Californie, Nicole et tout le reste.

Me reste la peinture sur diapositive. E.... S…… je te dédie celle-ci.
E.... S…… est parti cacher sa honte à La Réunion, où il possède une superbe propriété.
Il a effacé toutes ses coordonnées sur son site web, par peur de représailles.


Les rumeurs de ma mort ont été grandement exagérées


Propriété intellectuelle Copyright 2018 Christian Fournier.
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