Bio Christian Fournier © 2018

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Page 13 : Heureusement le parachutisme m'a beaucoup plu : pendant les 20 secondes de chute libre, personne ne peut vous engueuler ! L'aviation me passionne aussi : Voir page 17 pour l'aviation.

Au début, je sautais comme tout le monde et comme tout le matériel, en TAP (troupes aéro-portées). Le parachute, une simple demi-sphère, ne permettait pas de se diriger dans l'air et s'ouvrait automatiquement (on disait "en commandé") car sa sangle d'ouverture était attachée à la croix de Saint-André de l'avion. Tout le monde sautait en même temps, à partir d'un gros avion, au point choisi dans l'avion par le largueur, après un test au préalable avec un mini-parachute. Tout le monde arrivait plus au moins au même endroit.
Comme on sautait avec nos fusils, il fallait le jeter loin de soi, 5 mètres avant l'atterrissage, pour éviter de se casser une jambe dessus. On l'attachait avec une ficelle pour éviter de l'abîmer ou le perdre.
Puis, comme j'étais doué, j'ai été engagé dans l'équipe sportive de la base et on sautait alors avec des ailes, parachutes avec une fente qui permettait de se diriger. Et plus de fusil. Chic. On faisait de la précision d'atterrissage (mettre son pied droit sur un mouchoir rouge cloué au sol). Au moment de sauter du (petit, cette fois) avion, le champ qui était notre point d'atterrissage ressemblait lui-même au mouchoir de poche.
Après une cinquantaine de sauts en automatique réussis, en simulant d'ouvrir soi-même, on pouvait sauter en chute libre. Mon record est 20 secondes de chute libre. Ne riez pas, c'est très long ! Il faut savoir que pour sauter en parachute d'un petit avion (voir plus bas dans cette page) il faut s'extirper par la petite porte pour poser les pieds sur le montant d'aile. On se retrouve face à l'hélice avec le vent en pleine tête. Il faut sauter en position cambrée pour éviter de tournoyer et d'emmêler la corde autour de son cou. Puis on tombe. Vraiment. Il faut, tout doucement et avec une symétrie parfaite, ramener les deux mains vers la poitrine pour agripper la poignée qui ouvre le parachute (sinon, on tournoie). Puis on prend un coup violent dans le dos quand le parachute s'ouvre. Puis en tirant sur les sangles adéquates, on peut se diriger à droite ou à gauche. Plus difficile qu'on croit, les vents ne sont souvent pas les mêmes selon l'altitude.
A cette époque, les parachutes étaient moins évolués que maintenant (2004). En chute libre, il n'y avait pas de système d'ouverture automatique du parachute. Donc il fallait ouvrir ! Attention de ne pas tomber dans les pommes !
Il y avait un adjudant qui n'arrêtait pas de nous engueuler et nous hurlait dessus à tout bout de champs. Il se moquait aussi de tous les débutants : "ouais, tu vas voir, quand tu vas sauter, tu vas chier dans ton froc, tu vas pleurer, tu vas crier Maman, etc..." Moi cela ne m'affectait pas, j'étais toujours prêt à sauter avant lui, je n'avais aucune appréhension, je me jetais dans le vide avec plaisir (à cette époque, chacun pliait soi-même son parachute, avec des vérifs successives par les gens compétents). Cela l'énervait encore plus, et il m'engueulait encore plus (c'était pas un cérébral !). Un jour, il a eu une "poignée dure" (la poignée d'ouverture ne s'ouvre que très difficilement car ses câbles ne sont pas parfaitement alignés, erreur de pliage). Nous l'avons vu à travers les binoculaires de la piste d'atterrissage foncer à toute vitesse vers le sol, jusqu''à 300 m (la limite à l'époque, pour un atterrissage avec chance de survie). Il a eu tellement peur qu'il a eu une réaction nerveuse, le muscle de sa mâchoire s'est bloqué et il n'a pas pu parler pendant plusieurs semaines.

Pendant toute la durée de mon séjour à la base militaire disciplinaire de Drachenbronn, je parviens en toute discrétion à m'échapper toutes les nuits pour vivre dans une fermette louée pour presque rien dans le village le plus proche, Birlenbach. Ce qui moralement me permet de tenir le coup et me fait rire encore maintenant. Pas "La grande évasion", mais presque !


Evidement, j'y ai installé mon labo photo !

Boris Vian : Le déserteur
Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps
Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir
Monsieur le Président Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens
C´est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m´en vais déserter Depuis que je suis né J´ai vu mourir mon père J´ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j´étais prisonnier On m´a volé ma femme On m´a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes
J´irai sur les chemins Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens: Refusez d´obéir Refusez de la faire N´allez pas à la guerre Refusez de partir S´il faut donner son sang Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président
Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n´aurai pas d´armes Et qu´ils pourront tirer.


Je résume tout en photo, comme d'hab.



Je refais du parachutisme 15 ans plus tard au Canada, près de Vancouver, avec Angel Swanson.

Ma sortie est parfaite, évidemment.

Parachute ascensionnel (parasailing) en Polynèsie avec Frédérique.



Je refais du parachutisme 30 ans plus tard dans les déserts du Nevada, avec Frédérique et un moniteur, et une GoPro. Si seulement, j'avais eu une GoPro pendant mes années baroudeur !


De très très haut, 5 km de haut en fait (la moitié de l'altitude de croisière d'un avion de ligne), et un confort absolu.


J'assiste aux commémorations du 70ème anniversaire du D-Day en Normandie et revois les sauts des Troupes Aéro-portées, en plus modernes. Plus besoin de sortir en position "bras étendus et position cambrée"

Utilisation du "ventral" : le petit parachute de secours.


19mai 2018 : La Fête Aérienne 2018 « le Temps Des Hélices » à La Ferté Allais


Non, la photo est bien dans le bon sens.


Madère, mars 2017, merci à Hartmut et Carlos pour le paragliding.

Falaise de 440 m de haut, l'une des plus autes du monde.


09 Mai 2018 : Char à voile sur la côte d'Opale avec Frédérique Gorsky


Le 7 janvier 2017 : Avec Frédérique dans la soufflerie de La Villette.

Thank you Photoshop.


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