Bio Christian Fournier © 2018

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Page 24 : Je fais des photos sous-marines autour du globe.
Requins-baleines, Cénotes, sous la glace, travaux aquatiques, etc... J'y ai rajouté des making of, car les photos sous-marines n'intéressent personne. Je rencontre des gens extraordinaires comme Raoul Monthouel, Jürgen Freund et Claude Michaud, entre autres.

Aussi d'autres expériences nautiques

Polynésie. Cherchez bien, il y a un plongeur au fond.


Dans toute ma jeunesse, je souffre d'asthme héréditaire et n'ai pas le droit de faire du sport, même pas de courir dans la cour de récréation. Donc, je ne sais pas ce que sont des barres parallèles, le lancer du poids, taper dans un ballon, etc.. Bien triste. Mais plus tard, une fois aux USA, j'ai pris ma revanche et ai fait de la plongée sous-marine dans le monde entier.
J'ai passé mon premier diplôme en 1980 avec le chef instructeur plongée de la police de Miami, Bruce Garrisson, un mec super. Il m'a juste dit, mets ta bouteille sur ton dos, ton masque sur ton nez et viens avec moi, suis-moi bien de près et on va s'éclater. Aucune appréhension, juste magnifique, un monde nouveau, des poissons colorés partout, un état d'apesanteur, le pied total.
J'ai bien sûr suivi de près mon instructeur, qui n'avait d'ailleurs pas l'intention de me lâcher d'un pouce (ils ne parlent pas en centimètre là-bas).
Ma première parole, une fois sorti, a été : où puis-je acheter un Nikonos. J'étais accro. Puis j'ai suivi mon cours Padi Open Water et ai appris les dangers et comment les éviter. Puis j'ai passé tous mes diplômes jusqu'au Nitrox.




Cherchez Frédérique …. Près de Playa Del Carmen, Mexique, 2011. Nikon D700 dans un caisson Ikelite. Mon cœur en bat encore…. Non, le requin baleine n'est pas dangereux. imaginez être devant ce très très gros poisson (non ce n'est pas un mammifère). Cela faisait 20 ans que j'espérais cette rencontre. Je le vois plein pot dans mon viseur, l'eau est relativement claire (il y a évidemment du plancton en suspension car c'est cela qu'il mange), j'entends l'obturateur qui fonctionne bien, je visionne très rapidement la photo, tout baigne. Ce sentiment est gravé à tout jamais dans ma mémoire. Puis Frédérique, bien briefée et très en forme, se rapproche de la grosse bête. Alors là, encore mieux. Un gros poisson, c'est bien. Un humain à deux mètres du gros poisson, c'est encore mieux. Si vous vous demandez quel diaphragme j'ai utilisé pour cette photo, je repondrais, tout comme Howard Hall (grand photographe sous-marin rencontré en Californie) m'a répondu : "tous."




Bien plus tard, en 1994, après mon retour forcé en France, j'ai obtenu un job grâce à Mme Redford, (oui, la femme de Robert!), pour aller photographier au large de la Guadeloupe un bateau de course ayant chaviré.
Le but était de photographier le voilier sous l'eau pour montrer si son mat était cassé ou non, chose très importante pour les assurances. Si le mat n'est pas cassé, on renfloue le bateau, s'il est cassé, on le coule, car seul le mat justifie la dépense de renflouage.
Je prends donc l'avion avec l'incomparable Francis Ronat qui est chargé des travaux sous-marins du renflouage.
L'avion de reconnaissance Breguet chargé de localiser l'épave tarde, Francis et moi avons donc du temps libre, notre matériel de plongée (sauf bouteilles, interdites en avions commerciaux) et mon matériel de photo Nikonos et nous décidons d'aller faire du tourisme sous-marin dans la réserve Cousteau.
Les clubs de plongées locaux refusent de nous donner de l'air car nous n'avons pas le diplôme de la FFESSM, équivalent français de Padi.
Impensable, Francis (qui est un scaphandrier pro depuis 10 ans, il coule du béton sous l'eau et répare les canalisations de la Hague, entre autres) et moi avons un millier de plongées à notre actif des diplômes professionnels reconnus dans le monde entier, sauf en France.
Nous sommes refoulés !
De retour à Paris, je passe donc ce diplôme pour débutants.
Là j'ai vu les débutants, harnachés de leur combi, stab, et profondimètre assis sur le bord du petit bassin.
Le très jeune instructeur leur décrit alors tous les dangers de la plongée (embolisme pulmonaire, ivresse des profondeurs, détendeurs bloqués, bouteilles qui explosent), etc.
J'ai vu les jambes de certains de ces débutants trembler avant d'affronter ce saut de la mort. Vive la pédagogie US !






Épave de la "Dieppoise", près de Nouméa, Nouvelle-Calédonie. Essayez d'imaginer une descente dans le bleu opaque, puis petit à petit une forme énorme noirâtre commence à apparaître au loin et devient un bateau. Le cœur bat. Merci à Raoul Monthuel pour cette plongée.



Le couple sous-marin parfait. Frédérique Gorsky et Christian Fournier à Cozumel, Mexique en 2011. Frédérique est diplômée FFESSM niveau 4 instructeur et aussi Padi Nitrox. Je suis diplômé PADI Dive Master, J'ai passé mon premier diplôme en 1980 avec le chef instructeur plongée de la police de Miami. Puis j'ai passé tous mes diplômes Padi, sauf instructeur, de Rescue jusqu'au Nitrox.





A l'école Américaine Padi, on apprend le système "buddy", binôme. Simple = chacun est responsable d'un autre plongeur et seulement de celui-là.
Il faut toujours rester en contact visuel avec son buddy et être prêt à l'aider si besoin.
L'équipement est donc, de fait, doublé, ce qui est une sécurité énorme. On apprend le "buddy breathing" : chacun peut donner de l'air à son buddy.
A cette époque de 1982, en France, on enseigne, car c'est Jacques qui l'a inventé,
le système de palanquée (petit groupe de plongeurs) où chacun est responsable de tous les autres. Aie.
Moi, je traduis en français = chacun est responsable de personne. Il y en a toujours un qui s'éloigne du groupe, genre un photographe. Et chacun rejette la responsabilité sur, par exemple, celui qui est le plus prêt.
Bref, je n'aime pas. Mais, bon, Jacques a dit ...
Le monde entier suit les règles de plongée Padi, sauf, évidement, en France (ça comprend, la Martinique, La Guadeloupe, La Réunion, etc ...), car Jacques est français et c'est lui qui a tout inventé, c'est lui le meilleur, il est infaillible, c'est un militaire. Bon, c'est surtout les USA qui l'ont rendu célèbre et ont financé la plupart de ses expé.
En France, les bouteilles sont en acier, qui est très lourd et s'oxyde et se déforme (il faut les vérifier tout le temps, les dérouiller tous les 4 ans et les jeter tous les 8 ans). Mais bon, c'est Jacques qui les a inventées !
Aux USA et le reste du monde, les bouteilles sont en alu, beaucoup plus léger, inoxydable, beaucoup plus durable. Mais il faut une ceinture de plomb. Ils sont nuls ces Américains.
Aux USA et le reste du monde, avec les règles strictes PADI, on fait de la plongée récréative, on suit les tables de "
NON décompression". Avec les mesures en pieds, c'est super-simple : 60 minutes à 60 pieds, 30 minutes à 90 pieds, 90 minutes à 30 pieds. Magique. Inconvénient : on ne peut pas rester trop profond trop longtemps. Avantage : on peut toujours remonter seul et sans paliers et survivre.
En France on apprend tout de suite à faire des paliers. On n'est pas un homme, un vrai, un bien viril, si on ne connaît pas ses tables de "décompression". Comme on est des hommes bien virils, on veut rester longtemps et profond. On doit faire des paliers (rester un certain temps à une certaine profondeur, pour permettre à l'azote dissous dans notre sang de s'évacuer doucement et pas comme une canette de Coca qu'on ouvre d'un seul coup) pour remonter sans mourir.
Mais si on a un problème d'air et que le reste de la palanquée est un peu loin, on ne peut pas remonter d'une seule traite et on meurt. Tant pis.
Le pire, la tirette ! A cette époque, les bouteilles américaines étaient équipées d’un manomètre. Le plongeur sait à tout moment combien d'air il lui reste. J'ai vu avec horreur que pour les plongeurs français, il y a, à la place une tirette, un levier placé derrière soit, donc pas facile à trouver ou actionner, surtout en cas de panique, qui ouvre une "réserve", un peu d'air supplémentaire. Les plongeurs français qui chargent leur bouteille bien lourde en acier sur le bateau avant le départ plongée, n'ont aucune idée si leur bouteille est pleine ou si la réserve est pleine, et pendant la plongée, aucune idée de ce qu'il reste. Tu parles d'un stress, et du danger ! Super pour explorer des caves! Un genre de roulette russe à la française! En plus, le levier reste souvent coincé, il y a même un geste spécial pour dire à un autre plongeur que : " ma réserve est coincée". Mais bon pour le plongeur français, le plongeur américain n'est toujours qu'un idiot qui ne connaît même pas les paliers, et n'a pas de tirette !
En 2014, Jacques est mort, mais est - il oublié ?



Aug 2011: Inside Mama Viña wreck near Playa Del Carmen, Mexico. About 10 minutes boat ride, around 90 feet deep, sandy bottom and clear visibility. You can see Frédérique holding her strobe towards the glass fish.

Août 2011: À l’intérieur de l'épave Mama Viña près de Playa Del Carmen, Mexique. Environ 15 minutes de bateau, environ 30 mètres de profondeur, sol sablonneux et bonne visibilité. Vous pouvez apercevoir Frédérique illuminant de son phare les glass fish.



Quelques-unes de mes plongées :
France, Italie, Grèce, Malte, Mer Rouge (Hurghada, Safari au bord du désert et El Gouna), Bermudes, Bahamas (Nassau, Freeport, Eleutera, San Salvador), Cayman, Haïti, St. Domingue, Puerto Rico, Antigua, Iles Vierges US et Britanniques, Guadeloupe, St Martin, Martinique, St Lucie, St Eustache, Barbade, Trinidad, Curaco, Mexique (Puerto Vallarta, Cabo, Mazatlan, Acapulco, Cozumel, Playa del Carmen, Cancun, Mer de Cortez), Floride (Florida Keys, Clearwater, Tampa), Ohio (lac Erié), Honduras (Roatan, San Blas), Californie (Los Angeles, Catalina, Monterey, San Francisco), Colombie (Malpelo), Hawai, Canada (Vancouver Island), Alaska (Juneau, Ketchikan), Indonésie (Bali, Pulau Sepa), Philippines, Malaisie (Sipadan, Kota Kinabalu, Bornéo, Java, Sumatra), Thaïlande (Puket), Chine (Canton), Micronésie (Guam), Venezuela, Colombie, Amazonie, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Madagascar, Requins baleines (Mexico), Sous glace (Tignes, France), Bonaire, fosses de plongée Charenton et Villeneuve-la-Garenne (île de France)

-- Certification Padi "Basic" en 1980 avec Bruce Garrison, chef instructeur plongée de la Police de Floride, dans les eaux douces des sources de la Floride du Nord.
-- Certification Padi "Advanced" et "Dive Master" en Ohio en 1982. Plongée dans le lac Erié, dans des puits et des carrières. Utilisation du masque industriel Kirby-Morgan.
-- Certifications "Rescue" Padi et Naui en Californie in 1993.
-- Reportage sur la survie en eau froide, utilisation de combinaisons isolantes sèches. Alaska. Publications dans le magazine "Asian Diver" (Singapour), 1994.
-- Photos humoristiques sous-marines. Grand Cayman. Publications dans "Photo Magazine", France, 1986.
-- Reportage sur les expéditions avec les requins, en Californie, publications dans "Oceans" (France), 1994 et Scuba World (Angleterre) 1995.
-- Reportage sur les tortues de "Sipadan Island". Publication dans "Photo-Asia" magazine (Singapour), 1992.
-- Exposition de mes photographies sous-marines à "Scuba 92" en Californie.
-- Expédition au Vanuatu (Pacifique Sud) pour photographier les dugongs (vaches marines). Première mondiale : photos de dugong et humain en milieu naturel. 1993. Publications en Angleterre (Scuba World), Australie (Sport Diving), Asie (Asian Diver), France (Hebdo) et Canada (Diver Magazine).
-- Expédition en Nouvelle-Calédonie pour photographier les caves de calcites englouties de l'Ile des Pins. 1993. Publications dans "Sport Diving" (Australie).
-- Publication d'un portfolio dans "Chasseur d'Images" (France) Sept. 1994. -- Publication d'un livre en avril 1996, "Emotions sous-marines", 128 pages, 107 photos. Mise en page, textes et photographies de Christian Fournier. Quinze années de plongées autour du monde, de rencontres surprenantes ou attendrissantes, de paysages spectaculaires ou mystérieux. Des photos insolites et émouvantes, des souvenirs à faire découvrir et à partager. Quand la photographie devient Emotions.....
-- Expédition à Madagascar en avril 2001, publication pour le magazine Plongeurs International.
-- Publication du reportage "Dugong" dans le magazine Chasseur Francais en avril 2002.
-- Voyage à El Gouna, Egypte, en mars 2002, publications pour le magazine Plongeurs International.
-- Voyage en Polynésie, en octobre 2002, publications pour le magazine Plongeurs International.
-- Voyage à Sipadan, Malaisie, en mars 2003, publications pour le magazine Plongeurs International.
-- Voyage à Saint Eustache, Caraïbes, en mai 2032, publications pour le magazine Plongeurs International.
-- Certification Nitrox PADI le 31 mai 2003.
-- Mars 2004, Pucket, Thaïlande
-- De 2004 to 2012 , plongées dans des fosses autour de Paris, en Belgique et des piscines dans le sud de la France
-- Août 2011, requins-baleines et cénotes au Yucatan, Mexique.
-- Janvier 2012, sous la glace du lac de Tignes, France
-- Août 2012, Bonaire aux Antilles Néerlandaises.


SHARK DIVING IN CALIFORNIA
Text and Photos : Christian Fournier; View the photos on section "reportage"


Requin bleu, au large de l’île de Catalina, près de Los Angeles.
Les rencontres avec des requins sont assez rares, mais elles laissent à chaque fois des souvenirs inoubliables. J’ai eu le privilège de "corps à corps" et de regards "dans les yeux" avec des requins bleus de Californie, en pleine eau, et je ne suis pas près de l’oublier.
Les requins bleus ont un rituel avant d'attaquer : ils tournent tout d’abord autour de leur proie, puis l’effleurent de leurs peaux rugueuses, puis lors du dernier tour avant l’attaque, ils font quelques soubresauts épileptiques et foncent sur le poisson, fermant les yeux juste avant de mordre. On ne se lasse pas du spectacle. Je fais cette plongée dos à dos, avec mon assistant Michael, chacun protégeant l’arrière de l’autre. Nous prenons un débordoir, une tige d’aluminium d’un mètre pour repousser les squales et sautons. Un bleu impressionnant nous entoure. D’un côté le bateau et sa cage accrochée, de l’autre rien que du bleu, 700 mètres de profondeur, d’où surgissent des requins qui nous semblent de plus en plus gros.
Il y a du courant et c’est assez difficile de palmer dos à dos et de rester près du bateau. Les requins bleus, dont quelques-uns de 4 mètres, se rapprochent de nous. Je dois me concentrer pour faire de belles photos de squales en premier plan avec la cage en arrière-plan, tout en repoussant au débordoir ceux qui passent trop près et en surveillant les plus éloignés qui pourraient foncer sur moi. Le tout en nageant constamment vers le bateau et en essayant de ne pas perdre le dos de mon camarade. Je vis intensément, très intensément.
Et je suis heureux de faire de bonnes photos. Un gros requin passe très près, un petit poisson pilote rose enfoncé dans ses ouïes. Je prends la photo. Le déclic surprend l’animal qui réagit d'un violent coup de queue qui me heurte en pleine tête et me sépare de Michael, très occupé à frapper un petit requin très téméraire.
Le courant nous emporte et nous sépare un peu et les requins nous entourent. Je me sens tout à coup frappé légèrement dans le dos : c’est mon gros requin au poisson pilote rose qui m’a bousculé une fois de plus. Je vois son œil de très près. Grand, froid et menaçant. Il a aussi la bouche ouverte. Il tourne et fait ses soubresauts caractéristiques.
Heureusement Michael et moi réussissons à nous remettre dos à dos et nous nageons vers la cage.
Nous avons dû battre le record de vitesse en nage avec bouteilles ! Je me souviendrai toujours du regard de ce requin bleu.





Sipadan, Malaisie. Difficile d'accès, au large de Bornéo.
Une toute petite île, dont on fait le tour à pied en 20 minutes, le long d'une superbe plage blanche immaculée. Sipadan est le sommet d'une montagne sous-marine effilée, de 2000 m de profondeur (de haut !). Tout autour s'est formé un atoll de corail grouillant de vie. L'eau de Sipadan est superbe : très claire et chaude toute l'année, sans courant.
On s'y sent bien, très bien. Il faut comprendre cette photo : je suis au fond d'une petite crevasse et je photographie une amie juste au dessus de moi, avec un petit coup de flash pour éclairer le corail rose du premier-plan. Un banc de petits poissons roses se confond avec le corail.







Les grandes orgues des caves d'eau douce de l'île des Pins, Nouvelle-Calédonie.
Des cavernes de calcite furent inondées, au quaternaire, près de la Baie de Ouameo. Une marche à travers la jungle, avec tout l’équipement de plongée, une descente glissante entre les stalactites et stalagmites des différentes salles non immergées et vous arrivez à la nappe souterraine. Le spectacle est imposant : formations rocheuses immenses et l’eau limpide et noire à vos pieds. Un dédale d'étroits tunnels engloutis nous amène à la grande pièce, "la Cathédrale", 50 mètres de long et de haut.
Quel spectacle. Un mur ressemble à un orgue gigantesque. Les méandres de mon cerveau n'ont plus jamais été les mêmes après avoir pénétré sous terre, sous l'eau, dans ces caves.
L'émotion est extrêmement forte : je respire et bouge dans ces boyaux. Il fait froid. Il fait noir. Il n'y a aucun bruit. Il n'y a pas de poissons. C'est d'une pureté à la fois grandiose et effrayante.
Merci à Catherine Belon











Nicole, l'épave S/S Liberty, et un poisson un lacépède, chaetodon lunula. Bali.
On parle souvent de l’île de Bali, en Indonésie, comme d’un paradis terrestre, mais c’est également un véritable paradis sous-marin. La plongée y est encore peu développée. Les eaux sont très claires, chaudes et poissonneuses.
L'épave S/S Liberty est accessible très facilement, à 300 mètres à la nage, du rivage de Tulamben, qui est à deux heures de Jeep du très touristique Candidasa. C'est un cargo de 40 mètres, coulé pendant la deuxième guerre mondiale. Il transportait de la farine de riz. Les sacs sont encore au fond de la cale. Incroyable. Quand nous y enfonçons nos couteaux, un nuage blanc s'en dégage et des centaines de poissons accourent pour tout manger. Je ne sais pas pourquoi ni les sacs, ni le riz, ne se sont désagrégés durant leur séjour de 50 ans dans l’eau salée, ni pourquoi les poissons n’attaquent pas eux-mêmes les sacs.
Nous visitons toute l’épave. Tout le métal est couvert de coraux, durs et mous, intacts, signe que des milliers de plongeurs ne sont pas encore passés par là.



Frédérique dans un banc de carangues, à Sipadan, Bornéo




Mer Rouge, expédition safari


En Floride dans les "Keys". Non, ce n'est pas une cave, mais un jeu de lumière sur une formation rocheuse près de la surface. C'est simple, c'est grandiose.







Une première mondiale : 1993 : je suis le premier à photographier le dugong dans son habitat naturel. Ouais ! Au Vanuatu.

Dugong près de Tanna, au Vanuatu, Pacifique Sud.
Le dugong, ou vache marine, ou encore "dugong dugon" fait partie de l’espèce des siréniens. Son cousin d’eau douce, plus connu, le lamantin, en fait aussi partie. Cette espèce, en voie de disparition, est peut-être à l’origine de la légende des sirènes. Le dugong est un mammifère et mange de l’herbe, d'où son nom de vache marine. On trouve des dugongs en grands troupeaux en Australie et en petits troupeaux dans les eaux chaudes du monde.
Comme c’est un animal craintif vivant principalement dans des eaux troubles, il a été rarement photographié ou filmé. Le Vanuatu est situé à mi-chemin entre Hawaï et l’Australie. Nous avons visité 3 îles : Epi, Espiritou Santo et Tanna. Nos recherches sur les deux premières furent des échecs. La chance nous a enfin souri à Tanna, une des îles les plus au sud. Nous apprenons par les indigènes, les Yanbinans, qu’il y a quelques années (personne ne pouvait dire exactement quand, car ils n’ont pas de calendrier, le temps ne se mesure pas chez eux) un dugong et son petit sont entrés dans la baie. Les villageois ont harponné la mère et gardé le tout petit comme un bébé, l’amenant de temps en temps dans leurs huttes !
Le petit dugong a beaucoup grandi. Il est un peu apprivoisé et vient au bruit du battement de l’eau par les enfants, sauf quand il est trop occupé à jouer avec les tortues. Il mesure maintenant 2 mètres. Il vient à la surface toutes les dix minutes pour respirer et seule la pointe de son nez sort de l’eau. Il a une queue en deux parties, comme les baleines et les poissons, à l’inverse de son cousin le lamantin dont la queue est en un seul morceau, et arrondie comme celle du castor. Comme tous les mammifères marins (exemple : baleines et dauphins), sa queue est dans le plan horizontal et l’animal bouge dans le plan vertical. Les poissons (exemple : les requins), eux, bougent dans le plan horizontal et leur queue est à la verticale.
C’est une expérience extraordinaire de nager avec ce grand mammifère, au milieu d’une belle lagune isolée. Le dugong semble sourire, comme un personnage de dessin animé.
C’est un grand foetus, qui vous charge dès que vous avez le dos tourné. Les scientifiques estiment qu’il n’y aura plus de dugongs dans seulement 10 ans.
Son seul prédateur et ennemi : l’homme.


La vidéo de moi-même attaqué par le dugong. Notez que je n'ai jamais lâché mon appareil photo ! Merci à Claude Michaud, cameraman de RFO pour cette vidéo.


Le grand bleu. En descendant vers les profondeurs, à St Martin, Caraïbes. Très impressionnant, ces profondeurs. Au fond il y a une épave, sinon on n'irait pas, tiens.


Platax à Playa Del Carmen, Mexique


Tortue géante de Sipadan, Malaisie.




Jenny à Cozumel, Mexique. Une fille-poisson magnifique. Merci, merci, merci Jenny. Pas facile de plonger sans palmes et ceinture de plombs et de poser élégamment.






The photo in the background is also mine, it’s my favourite mermaid, Jenny.



Underwater technical photographer
Sous le paquebot France, îles Vierges Américaines.
Les arbres d’hélice ne tournaient pas rond. Je suis employé pour photographier les ébréchures afin d'évaluer les dégâts. Le majestueux paquebot S/S Norway, ex paquebot FRANCE est au mouillage au large de Saint-Thomas. A part la masse impressionnante du navire en face de nous, il n’y a rien d’autre que du bleu profond. Je passe ma main gantée sur le pourtour des hélices et, quand je repère un accroc, je le photographie proprement, en macro, incluant une petite règle graduée dans le champ et j'en dessine la position sur mon ardoise. Il y a une vingtaine d’ébréchures sur les huit pales.
Le courant nous pousse fortement et nous devons tout faire une main accrochée à l’hélice. Il n’y a aucun poisson et que du bleu infini tout autour du bateau.
C’est très impressionnant. Du bleu et une énorme machine de métal. Je me sens petit et fragile. Privilégié aussi, de pouvoir plonger sous le plus beau paquebot au monde. Ce reportage a été publié dans tous les magazines plongée francophones. Nostalgie du SS France ?
De la plongée peu ordinaire ? Mes photos magnifiques ?





Moi-même photographiant des vis cassées qui tiennent le gouvernail du paquebot M/S Stardander


Les arbres d’hélice ne tournaient pas rond.
Le commandant Hodowick m’a demandé de photographier les ébréchures pour évaluer les dégâts. Un canot de sauvetage est mis à ma disposition et à l’eau, tout à l’arrière du navire. Le majestueux PAQUEBOT FRANCE est au mouillage au large de Saint Thomas, îles Vierges Américaines, dans les Caraïbes. Le panorama est splendide : ciel bleu, mer bleue et limpide, la ville de Charlotte Amalie se dessine, blanche et rouge, sur la côte. Le chef ingénieur a été bien briefé : pas de mouvement brusque des hélices pendant l’heure qui va suivre, mais elles doivent toujours rester en stand by : un tour par minute.
Muni de mon fidèle assistant et buddy Greg Hellman, un Anglais solide, et de deux systèmes : Nikonos V avec 15mm (le Nikonos RS n’a toujours pas de vrai grand-angle) et SB 104 d’un côté et Nikonos V avec 28mm plus lentille macro et SB 104 de l’autre, je saute du canot. Juste à temps pour apercevoir 3000 têtes qui nous observent depuis les douze ponts : les quelque 2400 passagers et 900 membres d’équipage, curieux et oisifs (surtout les passagers), pour tuer l’attente qui précède toujours l’autorisation gouvernementale (douanes et immigration) pour aller à terre. Moi je ne vais pas à terre mais sous le bateau. Bon, il y a du courant, il faut pédaler dur pour rester près de l’hélice. Le courant va bien sûr de l’avant à l’arrière du bateau, puisque celui-ci est au mouillage. Nous sommes donc constamment entraînés et éloignés du paquebot. La visibilité est bonne pour un port aussi actif : environ 20m. Mais à part la masse impressionnante du navire en face de nous, il n’y a rien d’autre que du bleu profond, évidemment pas de récif, pas de poissons. Le commandant m’a dit que le fond était à 27 mètres. Le tirant d’eau du navire n’est que de 13 mètres, l’équivalent de 5 étages. Je glisse rapidement vers le fond, histoire de voir le bateau au-dessus de moi. Pas assez de visibilité pour voir le bateau en entier dans sa longueur, évidement, mais tout l’arrière est bien visible et je me sens minuscule en dessous de cette bête gigantesque. J’entends le murmure des moteurs et alternateurs, en marche 24 heures sur 24. Je suis ému. C’est un moment magique, beau et angoissant. Mais je ne peux contempler ce spectacle très longtemps car le courant m’entraîne trop loin des hélices. Je dois travailler dur pour m’en rapprocher. Je fais des photos au grand-angle de Greg près des hélices, en contre-plongée (sans jeu de mots !).

Puis, le but de notre mission : photographier les ébréchures des hélices. Je passe ma main gantée sur le pourtour et quand je repère un accroc, je le photographie proprement, en macro, en incluant la petite règle graduée dans le champ et je dessine la position de l’accroc sur mon ardoise en mentionnant les numéros des photos correspondant. Il y a une vingtaine d’ébréchures sur les huit pales. Le courant nous pousse toujours fortement et nous devons tout faire avec une main accrochée à l’hélice. Quand j’ai besoin de mes deux mains pour le crayon et l’ardoise, Greg me retient par le col du gilet. C’est un peu compliqué pour le repérage car l’hélice tourne d’un degré par seconde. Heureusement je peux utiliser quelques grosses ébréchures comme jalons. C’est un travail de géométrie plus que de photographie. La macro photo sous l’eau est assez facile, grâce au cadre de visée. J’utilise un film à grain fin, du 50 ASA et fais souvent deux photos avec deux expositions différentes (d’un demi-diaphragme) quand le sujet n’est pas parfaitement plat et uniforme, car l’exposition flash TTL a ses limites. Je tiens l’appareil d’une main et le flash de l’autre, pour ne pas shooter et éclairer dans le même axe pour éviter d’illuminer les particules en suspension devant l’objectif.
Nous entendons sous l’eau le ronronnement des "tenders", petites embarcations (petites par rapport au paquebot, car transportant quand même 500 personnes d’un coup) qui amènent les passagers à terre, signe que les officiels ont fait leur travail. Nous ferons donc attention en remontant qu’il n’y en ait pas un en dessus de nos têtes.

Je refais surface et grimpe sur le canot pour recharger le Nikonos macro (une serviette de bain est l’outil indispensable pour cette opération mains sèches) et changer d’ardoise car je n’y ai plus de place. Je remarque que des membres d’équipage pêchent depuis l’un des ponts arrières qui leur est réservé, bien que j’aie demandé d’interdire cette pratique pendant l’heure où nous plongeons. Je redescends pour refaire les mêmes photos sur le côté verseau des hélices.
Puis nous photographions, au 15mm cette fois-ci, des anodes arrières soudées à bâbord et tribord, pour vérifier leur niveau d’usure. L’électrolyse est très importante dans l’eau salée, et le chef ingénieur se tient informé grâce aux photos. Nous apercevons quelques bernicles accrochées sur un recoin de l’axe du gouvernail et en notons la position et faisons une photo. La peinture anti coquillage a dû disparaître de cette encoignure, ou n’a pas été bien appliquée. Je ressens un picotement au bras : un hameçon vient de se piquer dans ma combinaison. Comme je tiens l’appareil photo, l’ardoise, la règle et le flash dans mes deux mains, je ne peux pas attraper mon couteau. Je fais signe à Greg qui ne voit sans doute pas le fil de nylon, car difficile selon sa position dans l’eau et ne comprends pas mes signes de coude et mains pleines (nous n’avons de signe sous-marin tout fait pour "un hameçon dans le bras"!) Je lui donne l’ardoise et la règle et réenclenche le flash sur la griffe de l’appareil et réussi à attraper mon couteau, juste à temps, car le gars du dessus commençait à remonter ferme, déchirant mon néoprène. Si j’avais eu les mains libres et des gants plus gros j’aurais attaché sa ligne à celle d’un autre pêcheur de l’autre côté, histoire de rire un peu et leur apprendre à mettre les bras des plongeurs à la merci de leurs hameçons. Nous continuons notre rapport visuel et photographique : la coque est lisse et propre sauf quelques éraflures très superficielles. Par un trou rond sort avec force un jet d’eau très blanche. Ballast ? Eaux usées ?

Il n’y a aucun poisson et que du bleu infini tout autour du bateau. C’est très impressionnant. Du bleu et une énorme machine de métal. Je me sens petit et fragile. Privilégié aussi, de pouvoir plonger sous le plus beau paquebot au monde. Une plongée pas comme les autres. Notre mission photographique est accomplie et il ne reste plus de film. Nous restons quand même sous le bateau jusqu’à ce que nos bouteilles soient vides. Difficile de se lasser d’un tel spectacle.
Text et Photos : Christian Fournier

Kirby Morgan mask, Lac Erié.




Raphaël Christian Fournier has been an underwater photographer for fourteen years.
He loves coral reefs, pelagic fish and wrecks, but his skills are often also very useful to large cruiseships and boat. He has to dive under the hulls for photographic surveys about corrosion, dents, leaks, blocked inlets, broken propellers, stuck rudders, missing anodes, entangled mooring lines around propeller shafts, etc….
Most dives under ships are made while the vessel is at anchor.
In harbors, the visibility is often very poor.
Before the dives, Christian meets with the Captain and Chief Engineer for an informative talk. Everything has to be carefully planned. The dive time is limited, for the large ship must often maneuver while it is moored, to compensate for the dragging of the anchor. Christian prepares his equipment according to the job, often two Nikonos V with 15mm and macro lenses and two SB 104 strobes.

I had the luck of accompanying him on one such dive, under the cruiseship "Stardancer", off the tip of Baja California, Mexico. The captain needs close-ups of the rudders gear assembly, dents on the starboard blade, the port stabilizer, as well as a general survey of the hull. The scuba and photo gear is loaded onto one of the ship’s lifeboats to get to the stern. We admire a beautiful view of the arches of Cabo San Lucas where the ship calls in for the morning, having dropped anchor a short tender ride from town. The safety officer warns the engine room that two photographers will dive under the ship. The propellers will not be turned on for an hour, they will just stay on stand by, rotating slowly at one turn per minute.
The sea is choppy. We jump in, just in time to catch a glimpse of the 2000 heads turned towards us. The passengers and crew are all on deck, waiting for immigration and custom officials to allow them to go ashore.
Diving under a cruiseship in deep water is an eerie feeling. I am overwhelmed by the huge dark mass of the ship and the emptiness all around it. The visibility is about 80 feet. We cannot see the bottom, which, according to the captain, is about one hundred feet below. There is no fish, no reef, no life. Just empty blue. The two giant propellers and rudders stand out against it. I am moved by this sight. It is a magic moment, beautiful and frightening. I cannot envoy it for long because the strong current is pushing us away from the vessel. We must swim hard against it. Christian heads towards the starboard rudder and, Captain’s drawings in mind, localize the first area to photograph. The picture required is of the 12 bolts holding the rudder shaft cover ring, which is only accessible from inside a two inch gap. Christian stick the lens near the opening, and the strobe further away, pouring light inside the hole. He carefully takes notes on his waterproof writing pad of what each frame is about. Starboard, port, top, bottom assembly. I take a picture of him shooting close-ups of the bolts. He seems to be an astronaut during an E.V.A.

We can hear the rumble from the tenders going back and forth above our heads, between ship and shore. Passengers must have finally been allowed ashore. We will have to exercise caution while ascending, to avoid them. The hull under the water line is dull gray, covered with scratches and bumps, quite a contrast with the visible and manicured upper part of the ship ! In some areas, which Christian photographs and reports, barnacles have attached themselves to this peculiar rock. The anti barnacle paint must have worn off in these corners. The current is pushing us, so we keep on swimming towards the ship to stay still.

Christian then checks the starboard propeller blades. He passes his gloved hand all around the brass edge. When a dent is felt, he takes a picture of it, including a small ruler in the frame, using his macro set up. He also writes down the position of the dent. Since he needs his two hands to shoot or to write, I have to hold him by the jacket, so the current won’t drag him away. I myself hold on to the propeller. It all gets confusing as the blade rotates slowly. We use the larger dents as references to our position. This is more geometry than photography !
We must resurface and climb on the life boat three times to reload the cameras, change batteries and writing slates. Christian has prepared everything carefully, including the indispensable towels to dry his hands before unloading the Nikonos, so it all goes smoothly. Climbing back in is hard though, because lifeboats are not designed for scuba. I notice that some crew members are fishing from the back deck, even though we asked them not to, during our dive.
We then head towards the port stabilizer. It is a long way (midship) from the stern. The current is against us and there is little to cling on to. The hull is perfectly smooth, except for anodes welded at strategic points. By electrolysis, metal from the anodes is transferred and limits corrosion. We photograph these metal bars and record their positions, so the chief engineer is kept informed of their "melting". The stabilizer has been deployed, so we can check it and photograph what is impeding its movements. Christian sneaks inside the stabilizer opening, studies and takes pictures of everything. He does not find anything obviously wrong, but the photos will probably reveal the problem to the engineers.
Then we swim on for the hull survey and reach the bow thrusters, two 6 feet propellers at the bow of the ship. Christian gets some shots and disappears on the other side. A quick thought comes to my mind as I am going through one of the propellers : what about if it starts ? A second thought reassures me : the engineers know that we are underneath. However, I hurry through the narrow passage. We are now carried by the current back towards the main props.
Since the draft of this ship is 27 feet, we never went very deep, so we still have plenty of air left. Christian signs to me that we are going deep down. We soon reach the flat and muddy bottom. It is dark and cold. We can only vaguely guess the huge part of ship above us, and feel very small. I am awed. I can hear the faint hum from the generators and alternators which are running 24 hours non stop. It all reminds me of the movie "The hunt for Red October" It is scary, so we go back towards the props where warmth and light greet us.

Christian produces from his B.C.D. pocket his Santa Claus red hat and clings to the propeller so I can take a picture of him. The hat droops miserably, so we decide to add air in it to make it stand straight. Not a bad Christmas card.
Suddenly, a fast moving black form appears from the deep and swims away : a sea lion, probably from the family that lives on the rocks of Cabo ! This will be the only live encounter during the dive.
I feel a hitch on my left arm : a hook has just planted itself in my suit. Since I am holding the camera and flash in one hand, a slate and the ruler in the other, I cannot easily reach for my knife. I make frantic signs towards Christian, who probably cannot see the transparent Nylon thread from his position and does not understand my elbow gestures (we do not have a sign for "I have a hook stuck in my arm"). I give him the slate and ruler and manage to reach for my sharp blade. Christian then understands and cuts the thread, just on time, for the hook was tearing through my suit. As I remove the hook off my neoprene, I see Christian attaching the line to an anode fixture. These fishermen will have a surprise ! Pity we did not tie their line with one from the over side, it would have made a great game on deck.

It is now time to surface for good and look after the shots and write down the reports.
The Captain does not have to wait long to see the pictures. The films are processed right away in the on board darkroom. Christian is a bit worried by the shots of the bolts in the rudders. An hour later, he can see the results and is reassured. The sharp and clear pictures are delivered to the Captain. They show that the locking wire is broken and bolts are missing. Repairs will have to be organized right away. The stabilizer piston is O.K. from the outside, so research has to start from inside.

Christian shows me some dramatic shots of a broken propeller he had to photograph a few years ago. The Captain had asked him to check on the propeller because the engineers had noticed an uneven shaft rotation. Before the dive, the captain reminded Christian that everything seen under there would be secret (no need to alarm the passengers or crew). Both Christian and his assistant holding a three foot ruler descended towards the propellers. An unusual sight awaited them : one third of a blade was sheared off ! Christian took pictures of the assistant measuring the "dent". The Captain was waiting anxiously in the lifeboat and asked immediately as they surfaced :
- "What did you see ?"
- "I cannot tell, it is a secret", answered Christian," but the ruler is too short !"
The Captain would not believe it until he saw the photographs. All crew had a nice unexpected vacation as the ship went to dry dock.

Diving under this large ship was different. I was overwhelmed by this huge mass. It was eerie and lonely : no coral reef, no pretty fish, nothing to give a familiar scale. I could hear engine vibrations, water inlets and outlets working : there is life inside, but out of reach. Christian and I felt privileged : not many divers can have this kind of experience, even though these huge metal whales multiply year after year on the surface of our oceans!


Text and Photos : Christian Fournier and Dr Nicole Bordes.

Travaux de levage à Nouméa avec Raoul Monthuel

Nicole devant les hélices d'entrave du navire M/S Stardancer au large de Puerto Vallarta, Mexique. Ces hélices permettent aux navires de faire des manœuvres sans l'aide de remorqueurs. Visite sous marine pour rapport photographique, maintenance et réparation. Il faut bien faire confiance au commandant et chef ingénieur, s'ils activaient les hélices, nous serions transformés en chair à saucisses. C'est quand même un moment très intense d'être sous la ligne de flottaison d'un tel monstre de métal. Peu de gens en ont eu l'occasion. Bon, je mourrai heureux.



Moi-même à Playa del Carmen, Mexique Photo Frédérique Gorsky





Moorea, Polynésie Française. Franck Chaussinand utilise un gant métallique pour caresser sans risque les requins pointe noire


Belote sous l'eau. Chancanab Lagoon, Cozumel, Mexique. On peut vraiment jouer aux cartes sous l'eau... avec des cartes plastifiées, mais sans communication ! Ici, la clarté de cette eau doit être un record à mettre dans le Guiness Book.



Frédérique à Playa Del Carmen, Mexique. Son visage est au centre.

Épave à Cozumel, Mexique. Un ami plongeur jouant les fantômes. Qui a dit que les plongeurs n'avaient pas d'humour ?





Homage to Allan Jones, affectionately known as AJ. Died ten years ago from Hepatitis. RIP AJ. I met AJ on the cruiseship S/S Rhapsody around 1983. Great guy. Pianist. Always happy and ready for adventures. I did many great dives with Allan in Cozumel, Mexico, in the Bahamas, Grand Cayman, the US and British Virgin Islands and also in Alaska with dry suits. Janet Waterfield and Allan Jones in Cozumel, Mexico for Skin Diver magazine.


Un poulpe en Thailande en 2004

23 juillet 2011 : Frédérique Gorsky et moi-même à 20 mètres au fond de la fosse de Villeuneuve La Garenne, près de Paris, pour tester mon caisson Ikelite et lampes Light&Motion en préparation d'un voyage à Playa Del Carmen, au Mexique en août 2011. J'ai posé le caisson avec son objectif Nikkor 16mm F2,8 fish-eye, au fond de la piscine, en déclenchement intervallomètre.


Le 5 décembre 2015 : Les bains Széchenyi à Budapest. Merci à nos voisines parisiennes : Laureline, Aurélie et Laura.



Prêt pour la photo sous-marine.
2011. Le gand cercle noir de gauche protège le dôme Ikelite 8" pour 16mm Fishe-eye Nikkor.
Dans le caisson Ikelite, il y a un Nikon D700 numérique

2002
Deux Nikonos V, deux flash SB103. On haut à gauche, on voit les films 35mm argentiques

Frédérique et moi-même dans les cénotes, caves de calcite immergées par de l'eau douce et de l'eau salée à Playa Del Carmen, Mexique.


Poisson diable, dit rascasse volante, pterois volitans, Mer Rouge. Ce poisson est très beau et très étrange, mais difficile à photographier car il vit la plupart du temps dans des trous de rochers.

Descente le long du fil d'Ariane à Grand Cayman. Plus bas, il y a une épave... Beaucoup de clubs de plongée accrochent une corde et une bouée sur les épaves qu'ils visitent souvent, pour la retrouver plus facilement et pour y amarrer leur bateau afin de ne pas détruire le fond avec les encres.

Murène verte, Gymnothorax funebris, à Antigua, Caraïbes. La plus grosse des murènes. Elle a mauvaise réputation. A tord. Elle ouvre toujours la gueule en montrant ses dents, mais ce n'est pas un geste agressif, c'est seulement sa façon de respirer. Le plongeur est rassuré quand il le sait. Mais combien de murènes ont été massacrées par des ignorants !



Lieutenant Catherine Belon photographie une gorgone géante, dans La vallée des Gorgones en Nouvelle-Calédonie.



L'œil d'une raie, pastenague à taches bleues, Taeniura lymna. Madagascar. J'ai eu beaucoup de chance de pouvoir approcher de si près cette raie, habituellement craintive. Elle respire par l'ouverture derrière l'œil et expire par les fentes branchiales de son ventre.




Raies pastenagues et plongeur à Cozumel, Mexique.


Nicole Bordes dans le kelp de Californie au large de l'île Catalina. Ces grandes algues peuvent atteindre 15m de haut. Le soleil filtrant au travers des feuilles de la surface crée, comme dans les forêts de surface, des lumières fantastiques.

Requin à pointe blanche, C. albimarginatus, Mer Rouge. Les requins sont beaux à voir. Ils glissent dans l'eau, ils sont les maîtres. Leur seul ennemi... l'homme.

Seiches à Bonaire, Antilles Néerlandaises


Vers le nuage, Indonésie. Le plongeur étend le bras, symboliquement, vers le nuage de petits poissons qui passe au-dessus de sa tête. Quelle beauté



Moi en 1983 in Cozumel, Mexique, photo par Allan Jones. Prêt du trombone par Rob Waterfield. Il faut souffler très fort pour évacuer l'eau de l'intérieur avant de produire un son. Cela fonctionne mais c'est dur. Bon, les poissons du coin ont été impressionnés.


Un poisson-pierre se camoufle parmi les rochers.

Épave d'un bateau à vapeur aux Bermudes. On reconnaît bien la forme de la roue à aubes du début du siècle. Ces bateaux à vapeur reliaient la multitude d'îles qui compose l'archipel des Bermudes. J'étais en train de faire un catalogue de ces épaves pour l'office du tourisme des Bermudes quand la catastrophe a frappé. Voir la page 36



Partie de ma campagne : "Nicole tu me manques"

















Dans les cénotes, caves de calcite immergées par de l'eau douce et de l'eau salée, à Playa Del Carmen, Mexique. Le noir complet, seul le rayon de la torche de Frédérique illumine une stalactite.


Tikehau, Polynèsie: Frédérique dans les eaux les plus poissonneuses du monde



Lieutenant Catherine Belon en Nouvelle Calédonie


Lac Erié, Ontario, USA pour mon Padi Dive Master

Assis sur une tête de corail, regardant passer un requin bleu de Californie. Non, je ne suis pas fou, les requins bleus sont "contrôlables", voir pages 76-77, 78, 79, 80, 81, 82-83. Sentiment extraordinaire que de pouvoir être calme devant ces "monstres", en pleine eau.




Pauline : une sirène dans une piscine en Belgique






Les cénotes de Playa Del Carmen, Mexique. Les cénotes (du maya dz'onot signifiant puits sacré, via l'espagnol cenote) sont des gouffres ou avens ou dolines d'effondrement, en milieu karstique, totalement ou partiellement remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer s'ils communiquent avec l'océan par des failles ou autres conduits


Frédérique Gorsky et moi-même, au Mexique.


Inspection d'une jetée, en Alaska

Piliers de la jetée de St Croix, îles Vierges US, Caraïbes. Visite sous marine pour rapport photographique. La face cachée de cette jetée. C'est beau, c'est mystérieux. Ces dégradés de bleu !

En Polynésie : Moorea : Franck Chaussinand joue avec une tortue

Frédérique à El Gouna, en Egypte



Hommage à Allan Jones, affectueusement connu comme AJ. Il est décédé il y a une dizaine d'années d'une hépatite. Repose en paix Allan. J'ai rencontré Allan sur le paquebot S/S Rhapsody vers 1983. Super-compagnon. Toujours content et prêt pour l'aventure. J'ai fait beaucoup de plongées avec Allan, à Cozumel, Mexique, aux Bahamas, à Grand Cayman, aux îles vierges US et British et aussi en Alaska avec des combinaisons étanches. Le voici ici à Chancanab Lagoon, Cozumel, Mexique. Le monde sous-marin a un effet adoucissant sur notre intellect, demandez aux plongeurs et amateurs d'aquarium. Et comme la musique adoucit aussi les mœurs... L'eau est tellement claire qu'Alan a mis ses lunettes de soleil.



Retour de plongée difficile


Alaska



Piscine en Belgique, tests pour Arena

Du coup, on peut tout contrôler de la surface et visionner les photos en temps réel grâce au logitiel Nikon Camera Control Pro en LiveView.












- 1 - Caisson Ikelite pour Nikon D700 de 12 millions de pixels, pas de vidéo, modifié pour connexion étanche directe en USB auto amplifié de 9,5 mètres vers l'ordinateur pour contrôle et acquisition des photos en direct en LiveView + Dôme Ikelite 8" pour 16 mm Nikkor + ou Nikkor 20 mm + 4 accus et 2 chargeurs. Deux Nikon D700 pour la sécurité. Sur pied court pour les tests de réglages depuis la surface, puis à main levée par le plongeur expérimenté Christian Fournier. Connecté grâce à un double cordon synchro étanche Ikelite aux deux flashs Ikelite DS 161 (n°5).
- 2 - Nikon D600 de 25 millions de pixels, connexion directe en USB auto amplifié de 15 mètres vers l'ordinateur pour contrôle et acquisition des photos et des vidéos en direct en LiveView. Sur pied et rotule pour parallélisme parfait avec la vitre et ainsi éviter les reflets. Muni d'un déclencheur PocketWizard Plus II pour déclencher les flashs terrestres Profoto ou les 4 flashs cobra EasyBox STU avec le Quad Bracket (n°10) en radio. Connecté en hot show à un flash Nikon SB800 n°3. Objectif Nikkor 18-35mm dernier cri.
3 accus de rechange. - 3 - Flash Nikon D800 dirigé vers les cellules photo électriques étanches n°12. Piles sèches LR6 neuves. Dans la tour. Il n'est pas dirigé vers le plongeur pour éviter le back scatter.
- 4 - Tour en plexiglas optique de 25x25x120cm, lesté avec une gueuse de 75 kg, ajustable en profondeur par corde et poulie depuis la surface. Sa base est doublée de plexi noir mat en U pour éviter les reflets parasites et hisser l'appareil de haut en bas dans la tour. Des cartons noir mat perforés de trous ronds de différents diamètres pour éviter les reflets parasites sont placés devant l'objectif.
- 5 - Deux Flashs Ikelite DS 161 avec diffuseurs grand angle, câble double synchro, les accus peuvent fournir 450 flashs en pleine puissance, mais nécessitent 5 heures de recharge après épuisement. Possèdent aussi une lampe pilote/video puissante. Deux cellules Ikelite #4401 pour déclencher ces flashs grâce aux flashs Nikon SB800 de la tour n°3, des 3 SB 800 sur girafe n°10 et du relais n°7. Tenu sur pieds pour les tests de réglages depuis la surface, puis à main levée par le plongeur expérimenté Christian Fournier.
- 6 - Câbles USB auto amplifiés dont les connections ont été étanchéifiés par inclusions résine. Permettent aux clients de visualiser les photos ou vidéos prises de la tour ou du caisson en instantané.
- 7 - Flash Nikon D800 dirigé vers la cellule photo électrique étanche n°12. Il n'est pas dirigé vers le plongeur pour éviter le back scanner. Inséré dans un bocal étanche en verre et muni d'une cellule photoélectrique déclenchée par le flash n°3 de la tour. Lesté via corde avec un plomb de plongée.
- 8 - Câble PC synchro en jack 1/8 pouce vers le flash Profoto de studio en 220 v ou les 3 flashs cobra Nikon SB800 assemblés avec le TriFlash Sync de Lastolite (fonctionnant sur pile CR 2032 3v) ou 1 boite à lumière portable Lastolite EasyBox STU avec le Quad Bracket et 4 flashs Cobra (n°10). La partie immergée du câble, avec la cellule photoélectrique, a été étanchéifiée par inclusion résine. 3 câbles identiques, avec cellules photoélectriques, pour la sécurité et assurer le déclenchement difficile de l'eau vers la surface. Câble en "y" (mâle vers deux femelles 1/8" mini jack) pour brancher deux cellules sur le même flash.
- 9 - Appareil photo/vidéo étanche Nikon AW110 25 millions de pixels collé à la paroi de la piscine grâce à une ventouse. Pour le making of.
- 10 - Pour l'effet lumière zénithale : 3 flash cobra NIKON SB800 assemblés avec le TriFlash Sync de Lastolite (fonctionnant sur pile CR 2032 3v) sur une girafe sécurisée au sol par gaffer, sur les structures fixes possibles via cordes, avec gueuses pour la sécurité maximale. Rien sur le 220V. Ou en option, 4 flashs Nikon SB800 cobra dans une boîte à lumière portable Lastolite EasyBox STU avec le Quad Bracket. Déclenchés via les cellules photo électriques immergées ou/et via le Pocket Wizard en radio dans la tour. Sera monté sur un parapluie pour une lumière plus douce pour les photos de la jeune fille en surface. - 10a - Pour l'effet lumière zénithale : EN OPTION : Un flash Profoto sur une girafe sécurisée au sol par gaffer, sur les structures fixes possibles via cordes, avec gueuses pour la sécurité maximale, sur le 220V, uniquement si la sécurité le permet. Ce flash très puissant permet la lumière zénithale. Il est déclenché par les cellules photoélectriques immergées via les flashs n°3, n°5 et n°7 et le PocketWizard en radio dans la tour. Sera monté sur un parapluie pour une lumière plus douce pour les photos de la jeune fille en surface.
- 11 - Girafe Manfrotto sécurisée au sol par gaffer, sur les structures fixes possibles via cordes, avec gueuses pour la sécurité maximale.
- 12 - Cellule photo électrique étanche n°12. Permet le déclenchement du flash 10 ou 10 en option et 16. Est activée par les flashs n°3, n°5 et n°7
- 13 - Nikon P7000 pour making of air-surface en intervallomètre + objectif fisheye Dyron + caisson RecSea + pied + accus et chargeurs de rechange + bracket + Manfrotto clamps
- 14 - 2 lampes étanches continues Sola 1200. Pour éclairer le making of photo et vidéo. Ne dure pas plus de deux heures sans recharger. Le recharge prend deux heures.
- 15 - Appareil photo Nikon D3 + objectif 18-35 mm en mise au point fixe pour intervallomètre de making of (une photo toutes les 15 secondes, en Raw plein format, permet une vidéo en accéléré de très haute qualité et des photos individuelles haute def). Sur pied photo solide, sécurisée au sol par gaffer, sur les structures fixes possibles via cordes, avec gueuses pour la sécurité. Relié au secteur 220 volt uniquement si la sécurité le permet.
- 16 - EN OPTION. Un flash Profoto sur un pied Manfrotto sécurisé au sol par gaffer, sur les structures fixes possibles via cordes, avec gueuses pour la sécurité maximale, sur le 220V, uniquement si la sécurité le permet. Ce flash très puissant permet aussi le déclenchement du flash terrestre n°10, et peut-être, si la clarté de l'eau et les différents angles incidences et réflexions, d'être déclenché par les cellules photoélectriques via les flashs n°3, n°5 et n°7 et le PocketWizard en radio dans la tour.
- 17 - Bouteille air 6L + long détendeur, tenue par assistante Frédérique pour permettre des mouvements plus rapides au plongeur/photographe sous-marin Christian Fournier
- 18 - Un Nikon D3s + Nikkor 24-120mm pour le making of terrestre à main levée. + 24-70mm F2.8 et 70-200mm F2.8 pour shoot du mannequin femme en surface.
- 19 - Prises électriques 220 volts étanches.
- 20 - Ordinateur MacBook Pro 17" 2.93GHz Intel Core 2 Duo, 4GB 1066MHz DDR3 SDRAM 2X2GB, 320GB Serial ATA @ 7200 rpm avec écran 17" modifié anti-reflets. Clavier plein format + souris. Disque dur externe pour sauvegarde. OK sur accus pour 2 heures. La recharge prend une heure. Adobe Photoshop CS6, Bridge SC6, Lightroom 4, Nikon Camera Control Pro pour contrôle complet de l'appareil connecté en USB (vitesse, diaphragme, ISO, température de couleur, zone de mise au point, etc..), déclenchement photo et vidéo, prévisualisation en LiveView instantanée.




L'ombre d'une raie à la demande du client


16 mars 2013 : Tests pour un catalogue de maillots de bain ARENA en piscine privée, sur et sous l'eau. Remerciements à Madelon pour la piscine, à Alex, Anne-Sophie et Océane pour le mannequinat bénévole, à Claude, ingénieur hors pair pour la tour-aquarium, à Béatrice pour les mises en contacts et le making of en plus de celui d'Océane, à Fernand pour l'assistanat, à Frédérique pour tout le reste.





PHOTOS : CHRISTIAN FOURNIER, TEXTE : CHRISTIAN FOURNIER et Dr Nicole Bordes

Combinaisons de survie à Tracy Arms, Alaska, juillet 1990.

Cet objet orange qui flotte dans l’eau n’est pas une nouvelle race de phoque mais un humain qui porte une combinaison de survie. Ces combinaisons servent surtout aux pêcheurs qui naviguent en eaux froides. Dans des eaux froides (de moins de 5°C), on ne peut pas survivre plus de dix minutes sans équipement spécial. Fondée sur les mêmes principes qu’une combinaison étanche, une combinaison de survie permettra à une personne immergée en eau froide de survivre quelques heures (la durée dépend de plusieurs facteurs dont l’eau, la température extérieure, la tolérance au froid de l’individu …). Cependant, à la différence de la combinaison étanche, cette combinaison ne sert pas à la plongée mais uniquement à la survie. Elles font un quart d’un pouce d’épaisseur (environ 6 mm). Pour mieux protéger, on y fixe des bottes et des gants, ainsi qu’un capuchon. Une fermeture éclair ferme la combinaison jusqu’au menton, le joint d’étanchéité et une pièce de néoprène établit une bonne étanchéité. La flottabilité est réalisée par deux méthodes. Comme mentionné ci-dessus, la combinaison de survie est faite en néoprène qui contient des millions de petites cellules isolantes pleines d’air, ce qui rend la combinaison très flottante. En plus, on peut gonfler un anneau fixé sous les bras de la combinaison comme un ballon en soufflant dans un tuyau. Cet anneau fournit la flottabilité mais aussi, il soutient le cou et permet à la personne de flotter sans effort avec la tête hors l’eau. L’isolation thermique n’est pas fournie, comme on a tendance de supposer, par la combinaison mais par l’air emprisonné dedans; cet air est chauffé par le corps et il fournit une isolation efficace. Malheureusement, en eau froide, les pertes de chaleur sont élevées et le corps humain doit compenser ces pertes. Après un certain moment, la température du corps chute; la personne mourra d’hypothermie. On espère que les sauveteurs arriveront avant que cela arrive. On a choisi la couleur orange non pour des raisons esthétiques mais parce qu’elle est la couleur la plus visible en mer. Ces photos ont été prises à Tracy Arm (Alaska) durant un exercice d’urgence afin de démontrer l’efficacité des combinaisons. Six bénévoles ont sauté d’un canot de sauvetage dans l’eau du glacier Sawyer, sous les yeux indifférents des phoques. Après avoir pagayé pendant un petit moment, les baigneurs ont tiré une fusée éclairante pour attirer l’attention. Mouillées ou même immergées, ces fusées éclairantes maintiennent un rougeoiement orange qui signale la position aux sauveteurs. Cet exercice est effectué toutes les semaines, depuis plus de trois ans, à bord le M/V VIKING SERENADE, anciennement le M/V STARDANCER, durant la saison Alaska, à la grande joie des passagers. Plusieurs membres d’équipages attendent avec hâte cette « escapade », mais la liste d’attente est longue et seulement six combinaisons sont disponibles à bord!
Texte : Dr Nicole Bordes et Christian Fournier

Shannon Templeton en 2015: C’est un souvenir que je n’oublierai jamais. La combinaison que je portais avait un petit trou près de ma cheville, et un jet d’eau glaciale a rapidement engourdi ma jambe. Je garde toujours quelque part mon certificat de « Testeuse Officielle de Combinaison » écrit en belle calligraphie. Merci pour ce souvenir!




Hommage à Allan Jones, affectueusement connu comme AJ. Il est décédé il y a une dizaine d'années d'une hépatite. Repose en paix Allan. J'ai rencontré Allan sur le paquebot S/S Rhapsody vers 1983. Super-compagnon. Toujours content et prêt pour l'aventure. J'ai fait beaucoup de plongées avec Allan, à Cozumel, Mexique, aux Bahamas, à Grand Cayman, aux îles vierges US et British et aussi en Alaska avec des combinaisons étanches. Alan Jones, Rob Waterfield et moi-même en Alaska.


Phoques. Mer de Cortez, Mexique. Ils sont très agiles et rapides sous l'eau. Grande joie de voir passer cette famille si gracieusement, juste au-dessus de moi. Je dois retenir ma respiration longtemps pour éviter mes bulles sur la photo. Je réussis, presque, au moment où ils convergent vers le soleil.



Épave d'avion militaire à Saint Thomas, Iles Vierges US. Découverte macabre. C'est un avion américain de la deuxième guerre mondiale, qui a été retrouvé il y a une dizaine d'années, très peu abîmé par l'eau. Les pneus sont encore gonflés d'air.



Epave d'avion à Cozumel, Mexique



Fédérique à Playa Del Carmen, Mexique


Méduses, cnidaires, Mer Rouge. Inoffensives, elles se font manger par tous les carnivores du récif. Expérience inoubliable de nager à travers cette foule de méduses et de les voir se coller à son masque.

Jürgen Freund et Nicole Bordes, près de Malpelo, Colombie.

Cozumel, Mexique





Plongées dans le lac de Tignes, France en janvier 2012, avec Frédérique Gorsky.
Le truc louche au premier plan avec des antennes est mon appareil photo Nikon reflex avec un objectif Nikkor 16mm F2.8 dans un caisson Ikelite avec dôme 8" plus deux lampes Sola 1200 Light & Motion.

Scuba diving in the Lake, Tignes, France in January 2012 with Frédérique Gorsky.
The weird thing in the foreground witn antennas is my underwater camera Nikon DSLR with a Nikkor 16mm F2.8 lens in a Ikelite housing and the 8"dome port, plus two lights Sola 1200 Light & Motion.




Frédérique Gorsky.

Il n'y a rien a voir, mais c'est beau !!!




Méduses, Mer Rouge. (Voir page 102)


Christian Fournier attirant dans la photo un superbe poisson ange.


Ma publication Chasseur d'images en 1994 montrant mon équipement photo
terrestre et sous-marin, ainsi que mon matériel informatique en 1993,
installé sur le bateau de recherche archéologie sous-marine Eurotri à La Rochelle.
Notez le PowerBook Macintosh 180C (donc couleur) avec Fax/Modem, une merveille absolue à cette époque !
1 - Petit pied de poche (les pieds servent peu sur un bateau).
2 - Masque de plongée US Diver (le reste de l'équipement plongée est stocké ailleurs).
3 - Moteur MD-20 pour Nikon F4S.
4 - Nikon F4 (encollé de ruban adhésif rouge pour identification) avec Nikkor 20 mm.
5- Spare Air (réserve d'air en cas d'urgence sous l'eau).
6 - Flashmètre III Minolta + viseur 5°.
7 - Boite étanche Nikon contenant un sac noir étanche à la lumière (pour éviter les accidents de chargement).
8 - Nikon F4 avec Nikkor AF-D 28-70 mm f/3,3 - 4,5.
9 - Disque dur externe Power User 210 mega.
10 - Nikkor AF DC 135 mm f/2.
11 - Nikonos V + Flash Nikon SB-102 (sous marin) + Flash Nissin PRO + batterie Quantum 2 + Poignées Nikonos.
12 - Nikon AF-600.
13 - Dos Multi Control Nikon MF-23 pour F4.
14 - Photographe-plongeur-aviateur-infographiste.
15 - Flash Nikon SB-102 (sous marin) + Nikonos V avec Nikkor UW 15 mm f/2,8 et viseur DF-11 et double Bracket pour deux SB 102/4 + double cordon synchro + Flash sous-marin Nikon SB-104.
16 - Objectifs pour Nikonos : lentille du kit macro sous-marin Nikonos + Nikkor UW 15 mm f/2,8 + Viseur DF-11 pour le Nikkor UW 15 mm + Nikkor LW 28 mm f/2,8 (objectif étanche pour utilisation terrestre) + Viseur DF-12 pour les 20 et 28 mm + Nikkor UW28 mm f/2,8 + Nikkor UW,X/35 mm f/3,5.
17 - Petit flash Nikon SB-23.
18 - Nikonos V avec Nikkor UW 35 mm f/3,5 + Nikkor UW 35 mm f/3,5 + Lentille du kit macro sous-marin Nikonos + Nikkor UW 20 mm f/2,8 + Nikkor UW 20 mm f 2.,8 (il faut tout en double pour la stéréo-photogrammétrie) + Viseur Nikon DF-12 pour les 20 et 28 mm.
19- Petite boîte étanche Pelican pour films et accessoires.
20 - Boussole étanche.
21- Valise étanche Pelican 500 (contient ente autres des filtres polarisants, skylight, etc...).
22 - Caisson Ikelite pour boîtier reflex.
23 - Hublot de la cabine.
24 - Nikkor AF 80-200 mm f/2,8.
25 - Apple Power CD (lit les CD audio, CD-ROM et CD Photo, branché sur la IV Hitachi 12, sur le computer 6 et les enceintes Boose 46 et 62).
26 - Imprimante très compacte GCC Writemove II.
27 - Nikon FE noir pour le caisson Ikelite, avec Nikkor 24 mm f/2,8.
28 - Documents.
29 - Magnétoscope/télé Hitachi multistandard (NTSC, Pal, Secam).
30 - Disques CD-ROM avec bases de données (encyclopédies, biologie marine, médecine, etc.) et photos en Kodak Photo CD.
31 - Lampe de plongée.
32 - Vidéos d'instruction (plongée, informatique, photo, vidéo, aviation). 33 - Ordinateur de plongée.
34 - Livres de documentation (plongée, informatique, photo, vidéo, aviation).
35 - Powerbook Mackintosh 180c avec Fax/modem.
36 - Boîte à lumière pour contrôle des diapos.
37 - Nikon AW AF AD (compact étanche).
38 - Alimentation externe Nikon SD-8, testeur de piles et autres outils.
Mars 2017, à Madère, merci à João Carlos Nunes et Frédérique Gorsky pour cette incroyable plongée dans l'aquarium.


L'Ewa-marine est une merveille pour les plongées peu profondes.



Mon hommage à Jacques, car c'est quand même un grand homme.

J'ai photographié La Calypso rouillant lamentablement dans le port de La Rochelle en 2004. Quelle tristesse ! Il aurait fallu la couler dans un endroit sympa et en faire un super site de plongée.


La Calypso est le célèbre navire océanographique du commandant Cousteau, avec lequel celui-ci fit de l'exploration scientifique maritime du 24 novembre 1951 jusqu'en janvier 1996 et voyagea, avec son équipe, sur toutes les mers et océans du globe.
La Calypso était à l'origine un dragueur de mines à coque en bois. Après la Seconde Guerre mondiale, elle assura un service de ferry entre Malte et l'île de Gozo et fut rebaptisée du nom de la nymphe Calypso, dont l'île mythologique d'Ogygia était associée à Gozo.
Le milliardaire irlandais et ancien député Thomas Loel Guinness acheta la Calypso en 1950, au travers de la Société anglo-française Auniac-Guinness3, et un de ses jumeaux pour la transformer en yacht de luxe. Cependant, il la loua à Cousteau qui cherchait un navire pour un franc symbolique par an. Celui-ci la fit transformer et aménager à Antibes en navire d'expédition et de base de soutien pour la plongée, tournage de films et pour la recherche océanographique.

Une barge poussée entra accidentellement en collision avec Calypso qui était à quai et la coula dans le port de Singapour en janvier 1996, un an avant la disparition de son célèbre commandant le 25 juin 1997.
Après le naufrage, il écrit : « Je veux que Calypso reste au service de la Science et de l’Éducation ». Elle fut renflouée et convoyée en France en catastrophe.
Après avoir passé un certain temps à flot dans le port autonome de Marseille, elle fut remorquée vers le bassin des chalutiers du Musée maritime de La Rochelle le 7 juin 1998, où après restauration elle devait accueillir une exposition.
Une longue série de mesures juridiques et autres retards a ensuite empêché tout début des travaux de restauration. À la fin de 2006, dans le bassin des chalutiers à La Rochelle, la plupart de l'équipement fut retiré de ses ponts supérieurs, et elle fut laissée ouverte aux éléments et aux vandales qui volèrent et dégradèrent le mobilier intérieur restant.
Le 11 octobre 2007, la Calypso quitte La Rochelle pour être remorquée vers le port de Concarneau afin d'être remise en état complètement. Le travail de restauration sur la Calypso s'est arrêté en février 2009 en raison d'un différend entre les chantiers Piriou et l'Équipe Cousteau.
Le navire est désormais relégué dans un hangar de la société.
L'Équipe Cousteau dépose en 2010 auprès du ministère de la Culture une demande pour que le bateau soit classé « patrimoine national », ce qui lui permettrait d'avoir accès à des fonds publics.

En 2012, le navire est classé « bateau d'intérêt patrimonial » par la fondation du patrimoine maritime et fluvial. Le 17 septembre 2013, une pétition demandant le classement de la Calypso au titre de « patrimoine national » est mise en ligne.

Depuis, au jour d'aujourd'hui, 27 novembre 2015, plus aucune nouvelle, rien dans les news, rien sur Internet. Qu'est -elle dvenue ?


Jacques-Yves Cousteau, né le 11 juin 1910 à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde (France), et mort le 25 juin 1997 à Paris (France), est un officier de la Marine nationale française puis un explorateur océanographique.
Surnommé « le Commandant Cousteau », « JYC » ou encore « le Pacha », il est connu pour avoir perfectionné avec Émile Gagnan le principe du scaphandre autonome, ou détendeur, pierre fondatrice de la plongée sous-marine moderne.
Ses explorations sous-marines en tant que commandant de la Calypso, ainsi que ses films et documentaires télévisés ont permis au grand public de découvrir le monde de la mer et ses mystères.


Emotions sous - marines par Christian Fournier
Son titre le suggère : l’Émotion est le fil conducteur de cet ouvrage. Émotion qui, je l’espère, se dégage des photos de cet album.
En quinze années de plongées autour du globe, j’ai réalisé de nombreuses photos, insolites, attendrissantes, inquiétantes ou mystérieuses ; je vous présente mes préférées.
Toute la conception de ce livre repose sur la beauté de l’Image.
Informations, explications ou anecdotes vous permettant de mieux “vivre” et comprendre les photos sont regroupées, à la fin de l'ouvrage. Le monde sous-marin est magique, le pénétrer est riche d’émotions.
Je souhaite vous les faire partager. Bonnes Émotions. Christian Fournier

A la FNAC. Quel plaisir de voir son livre publié ! Je le recommande à tous !.

Voir ce livre.



J'en profite pour rajouter ici mes souvenirs d'expériences nautiques, sauf la voile qui est page 25


The Amazing and crazy raft trip from Mendenhall lake to the sea, with Barrie Moss and Doug Plews.

Le pied aux USA, par Christian Fournier.

In the Mexican jungle, photo by Janet, after I explained everything! She did great. Thanks Janet.

Oui, je suis tombé, evidemment ! Je fais mes cascades moi-même !


L'Amazone, près de Belém, à l'embouchure du fleuve. Pour info le piranha était déjà mort, et oiu, l'Amazone, c'est grand.

Three grown ups waiting for a big wave. One of them is Carlos Lopez


I don't think they would let us to this nowadays.

Avec John Cable.

Votre humble photographe et narrateur.


C'est super de pouvoir dire au commandant via le talkie-walkie de tourner plus la proue vers moi pour une meilleure vue.
Le photographe est un homme puissant. La compagnie maritime Paquet ne m'a jamais payé pour cette couve, car elle a fait faillite.

Avec Nicole au Mendenhall Glacier

Whittier, Alaska


Passage délicat de l'appareil photo


Traversée d'un lac gelé, à la nage.









Le resultat d'un défi entre Laurie et moi. Ce lac magnifique nous est apparu au détour d'une grande rando à partir de Juneau. Nous avons mis nos vêtements sur la rive pour les garder au sec, après nous avons traversé le lac à la nage, puis couru (entre autres) sur la neige pour nous réchauffer. Un lac désert et immaculé, de la glace tout autour, une jolie fille. Moment inoubliable. Merci Laurie.



oui, on s'est pris la vague

Glacier Bay, Alaska

Aux Philippines, avec Marianne Chevara (à gauche), qui habite maintenant en Allemagne .
L'autre fille Katy est une adorable danceuse, dont les jambes expertes ont servies de doublure à Jennifer Beals dans le film Flash Dance de 1983.

Bali

Pagsanjan Falls, Philippines

Le lagon bleu en Islande

Gros temps à Porto Moniz. Madère.

Moi-même, au Costa Rica en 2015

Au Costa Rica en avril 2015

Frédérique Gorsky à Budapest.

Frédérique et moi-même dans la piscine sous la pluie, au costa rica

Crocodiles près du pont de Tarcoles
La plupart des photos que vous voyez sur mon site sont à vendre,
sauf bien sûr, celles pour lesquelles je n'ai pas d'autorisation de modèles ou de décors.
Contactez-moi pour le savoir



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